CÂLINOU YEAR !

Publié le par severine

 

Une nouvelle année commence, une nouvelle décennie aussi;
tous les espoirs sont permis!

Le mois dernier, j'entendais Matthieu Ricard dire à la radio qu'un de ses amis pensait que "s'émerveiller" c'est  "aimer et veiller".
On pourrait aller plus loin en disant que c'est aussi "semer et veiller"; un fil rouge qui me plaît bien pour 2020 : semer et veiller au grain (intempéries) pour veiller aux grains qu'on a semés; grains de tendresse, et grains de l'avenir, dont les enfants du monde.

Qui sait mieux s'émerveiller que les enfants?
Les enfants vivent dans l'instant, sont curieux de tout, surtout de ce qui leur est inconnu : ils aiment faire, acquérir des savoir-faire, mettre et voir de la magie, de la beauté et de l'humour en tout.
Cet état de fait les protège de la peur tout en les rendant créatifs. Ils savent et veulent évoluer.

Les enfants jouent avec sérieux, sans se prendre au sérieux, tandis que les grandes personnes ont une fâcheuse tendance à tartiner des couches de gravité sur des tranches de vie, accompagnant le tout d'un verre à moitié vide : pas très attrayant comme goûter   ^^
Tant qu'on est dans le jeu et les mots, après le "s'émerveiller" de l'ami de Matthieu Ricard, pourquoi ne pas "rubiscuber" la "gravité"?
"Gravité" c'est la pomme de Newton; c'est lourd et ça tombe (et ça fait mal si on se la prend sur la bobine). En anglais, "grave" c'est la pierre tombale (ce qui se passe de commentaires), tandis que léger se dit "light", "light" signifiant aussi lumière.
Pourquoi toujours s'en remettre une couche?

Laisser de l'espace à son enfant intérieur n'est pas preuve d'immaturité, au contraire;
ce sont bien souvent les personnes trop sérieuses qui sont les plus irresponsables, les plus cupides et les moins créatives au sens large du terme (capacité à agir différemment).
Se prendre au sérieux est le meilleur moyen de faire fausse route; la fraîcheur d'esprit et la tendresse semblent préserver de la corruption et permettre l'accès à une certaine clairvoyance, comme celle dont bénéficient les poètes qui ont vu de très loin se pointer le museau humide du désenchantement du monde.

Et la situation climatique?
Beaucoup pensent que les petits gestes sont inutiles face à l'immobilisme et à l'hypocrisie des politiques et des lobbies. J'ai envie de dire que pas forcément;
les enfants croient aussi au Père Noël, et quand on ose le premier pas dans la vie, la vie fait souvent les dix pas suivants.
On aurait tort de sous-estimer l'impact des petits gestes sur l'inconscient collectif,
je m'explique, en ressortant mon Ruppert Sheldrake du tiroir.
Ce scientifique a souvent parlé de l'histoire du "100° singe" :
sur une île où l'on mettait des patates à disposition des petits singes, l'un d'entre eux a eu l'idée de laver sa petite patate dans l'eau avant de la consommer. Le résultat gustatif l'ayant satisfait, il a partagé le tuyau avec ses petits camarades (si ma mémoire est bonne, c'était une femelle...). Lorsqu'un 100° individu s'y est mis, l'information s'est diffusée à toute l'espèce, à différents endroits du monde... Mystère et boule de gomme!

Sheldrake a mis en place ce genre d'expérience avec des mots croisés; lorsqu'un groupe de personnes réalisait la veille les mots croisés du journal du lendemain, les autres trouvaient les solutions plus rapidement à la sortie du journal en question.
Alors? Alors réjouissons-nous : chaque petit geste et changement de vie intégré est inscrit dans le grand inconscient collectif (une sorte de web), à disposition de tous. D'où l'importance de faire sa part comme un petit colibri, pour enraciner les bonnes habitudes.
Chaque solution à nos problèmes est peut-être une solution trouvée et offerte par d'autres, ou une solution qu'on offre à qui en aura besoin; c'est bien plus confortable de se dire que les soucis peuvent avoir un sens et une utilité qui nous dépassent, non?

Je vous souhaite une année 2020
pleine de tendresse et de fraîcheur,
à l'intérieur et à l'extérieur.
Un "juste milieu" heureux,
où les petits morceaux de sucre de Mary Poppins
qui changent l'eau en thé et le pain en cake,
seront chaque jour au rendez-vous pour remplacer
les tranches de vie tartinées de gravité
et les verres à moitié vides!

Bien à vous toutes et tous,
XXX

À l’affût des moindres bonheurs,
Prompte à colorer l'instant pâle,
Elle sait t'isoler des râles,
Pour t'offrir l'espace des fleurs.

Alice Cluchier - “Tendresse”

Dans les temps où le mal vient de ce que les hommes se méconnaissent et se détestent, la mission de l'artiste est de célébrer la douceur, la confiance, l'amitié, et de rappeler ainsi aux hommes endurcis ou découragés que les mœurs pures, les sentiments tendres et l'équité primitive sont ou peuvent être encore de ce monde.

George Sand – Préface de "la petite Fadette"

 

Cliquez sur les Belles Bleues ci-dessous pour des câlinous du nouvel an !

 

PS : si tout le monde consommait comme un français, 3 planètes par an seraient nécessaires pour satisfaire les envies de la collectivité (2 en 1999, et quand on voit la taille de la France à l'échelle de la planète...) ;
ce ne serait pas si difficile de diviser sa consommation par 3, en s'écoutant avant de sortir son porte-monnaie... Les plus gros consommateurs sont les USA et l'Australie (5 planètes) ; c'est là que le feu fait des ravages (pour purifier?), et rappelons que Notre-Dame, symbole du Vivant, a brûlé l'an dernier... À méditer.

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