COUPS DE COEUR PEINTURE !

Publié le par severine

Cupidon envoie des flèches, droit aux coeurs, avec son arc,
certains peintres envoient des touches de couleur
et de lumière, droit aux âmes, avec leurs pinceaux !

Cette petite intro pour vous parler de quelques coups de coeurs
en matière de peinture contemporaine.
Je ne suis pas experte en la matière, mais j'ai été plus que touchée
par le travail d'Artistes discrets, découverts au hasard de mes
balades webesques; c'est beau, ça fait du bien, alors j'avais envie
de partager ça avec vous !    ;)
En cliquant sur les toiles, vous accéderez au site de leur auteur !
Parité respectée : 3 femmes, 3 hommes !  ^^



*ANGELIQUE POURCHET
Une compatriote exilée aux US !
Artiste autodidacte aux
inspirations variées,
souvent profondes, comme
pour cette oeuvre d'une
douceur enveloppante et si
paradoxalement énergisante !
Du mystère ou de la joie
lumineuse, selon l'humeur !
Ce que je préfère :
des couleurs magnifiques qui
font du bien et de belles
textures.
Cette Artiste est de plus
adorable d'un point de vue
humain, beaucoup de
profondeur, une grande
humilité et un bon sens de
l'humour ! Ce qui ne gâte rien !
(grande fan d'Anges : quelqu'un de bien en un mot !) Son site est en cours de réalisation; à suivre !




*MYRIAM LAKRAA

Que les habitués de mon blog connaissent bien !
Cette Artiste multi supports réalise en particulier
des toiles à croquer sur le thème des Kokeshis !
Laissez-vous charmer par le travail frais et soigné
de cette grande fan de la culture japonaise !
C'est sincère et doux, comme un bonbon !
Artiste adorable elle aussi; mais si mais si, des Artistes pas excentriques, ça existe !!!




*MACHA
Une Artiste découverte par le plus complet
des hasards ! Les amateurs d'oeuvres ésotériques
et mystérieuses seront plus que comblés
en parcourant la galerie en ligne de cette femme
inspirée qui, elle aussi, a l'air fort sympathique ! Une peinture très légère, très lumineuse. Un gros coup de coeur pour l'oeuvre ci-contre.



*GABRIEL BONMATI
Un grand Artiste, malheureusement décédé en 2005,
ça m'a fait un coup, j'aurais bien cassé ma tirelire
pour m'offrir une de ses toiles !!! (quand j'aurai eu des sous)
Des portraits de femmes, doux, mystérieux, comme
tirés de contes de Fées ou de rêves nobles et magiques...
Harmonie sublime entre matières, lumière et couleurs, citations incrustées dans les toiles comme des pierres dans l'or... Et surtout, j'aime quand un homme représente les femmes avec cette noblesse, en faisant ressortir ce lien invisible qui nous lie toutes à la Terre Mère, toute femme comprendra mes dires... Un trait rare chez les artistes masculins, signe d'une grande valeur d'âme. Je suis fan, fan, fan, vous l'aurez compris, ces oeuvres me font rêver...


*MARCUS MCALLISTER

Bien vivant quant à lui : un Américain à Paris  ^^
Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots !
Un jeune Artiste de grand talent, découvert il y a peu,
par le biais d'une émission radio;
j'ai été impréssionnée par
l'originalité de ses sources
d'inspiration, par la lumière
étrange qui se dégage de ses
oeuvres et par ces effets
d'images superposées en
transparence, comme dans
un  rêve... De multiples sens
et  histoires à découvrir en
plongeant au coeur de cet
univers aux couleurs et détails étranges; un peu le Pays des Merveilles ! Lui aussi a l'air fort humble et sympathique ! (eh oui, l'idée reçue de l'artiste maudit est vraiment d'un autre temps !!!)



*JACQUES POIRIER
Malheureusement décédé lui
aussi, le maître incontesté du
trompe l'oeil, le grand
Jacques Poirier !
Qui nous a laissé en héritage
des toiles-rébus bourrées
d'humour et réalisées avec
une dextérité à tomber par
terre !!!
Un Génie qui s'ignorait,
un grand Artiste qui nous
manque déjà depuis quelques
années...
Des livres sur son oeuvre sont disponibles à la galerie
Michelle Boulet, galerie qui
vaut le détour !!!






Le petit voyage est terminé !
Tout ça pour dire que l'Art est accessible à tous,
surtout aux non spécialistes en la matière : une oeuvre d'Art
se regarde, s'entend ou se lit avec le coeur, car c'est en premier lieu
à l'âme et au coeur qu'elle s'adresse. Les oeuvres d'Art
sont des messages du Ciel à la terre, les Artistes les retranscrivent
par les filtres de leur sensibilité et de leur personnalité,
une grande et belle aventure pour tous...
Je dirai aussi qu'il y a Artiste et artiste; l'Art doit apaiser, inspirer,
apporter espoir, réconfort et énergie, comme un soin.
Les oeuvres "violentes" ne sont que des projections externes de
malaises internes; elles trahissent la mission originelle des Arts
.

C'est du moins ma conception de l'Art.
     
                        

Publié dans COUPS DE COEUR

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Jean-Luc 07/07/2009 22:01

Message reçu! Je comprends votre point de vue. Dites-moi, pour quelqu’un qui dit faire moins confiance à la raison qu’au cœur, vous vous y entendez pour raisonner! Je plaisante; ce n’est pas incompatible, bien sûr, et je considère Gandhi, que vous citez et que j’ai découvert vers quinze ans (ainsi que Lanza del Vasto), comme un grand intellectuel. Vous dites que la raison est l’ennemi du cœur ; ne serait-elle pas plutôt cette deuxième jambe qui nous fait avancer droit. Mandela a eu besoin du cœur et de la raison pour faire tomber l’Apartheid, et je me souviens que Sœur Emmanuelle était une sacrée raisonneuse derrière ses mains tendues à la misère des plus pauvres (certains chefs d’états craignaient ses coups de gueule et ses leçons de gouvernance).Voilà quelque chose qui me guide depuis longtemps : il nous faut deux jambes pour avancer. Il nous faut deux hémisphères de cerveau. Il nous faut la Terre et le Ciel. L’esprit et le corps. Le cœur et la raison. L’être et la possibilité du néant. Il nous faut le bien et le mal...C’est sûrement pour cela que j’avais voulu réagir au petit texte que vous avez écrit sous ces « coups de cœur ». Un petit texte que je trouvais hémiplégique.J’ai parlé récemment assez longuement avec quelqu’un qui partageait votre conception de l’existence. Je ne suis pas ennemi du divin, ni du céleste, et j’apprécie beaucoup les personnes qui cherchent l’être humain au-delà du terrestre.Merci encore pour cet échange, et pour la belle histoire du petit colibri dont je me souviendrai.Promis, je repasserai un jour par ici.Et en attendant continuons donc, l’un et l’autre, à faire notre part…

severine 08/07/2009 14:09



Merci beaucoup, venant de vous, je suis très touchée  :)


Hé hé, ici c'est la raison au service du coeur  ^^  Le coeur est plus efficace pour bien cerner une situation, mais la raison est fort utile pour exprimer au mieux les ressentis du
coeur et pour appliquer ses décisions, nous sommes d'accord !  ;)


Merci aussi à vous pour cet échange bien agréable : vous serez toujours le bienvenu sur mon blog ! Bonne continuation à vous et à bientôt !



Jean-Luc 07/07/2009 00:10

Merci Séverine d’avoir répondu à mes mots qui, lorsque je les relis, me font l’effet d’avoir étés écrits par un grincheux un peu pédant. Un peu plus de dix ans nous séparent, et j’ai pour ma part été « éduqué » (non pas « bercé », je me suis mal fait comprendre) par les années 70-80, ce qui ne justifie aucunement que je puisse vous donner des leçons, car il y aurait énormément à dire sur la génération à laquelle j’appartiens. Nous sommes éduqués par l’air du temps et, de même que nous ne choisissons pas nos parents, nous ne choisissons pas cet « air du temps ». Toute généralisation générationnelle a bien sûr ses limites, et il y a d’autres clés plus fines et plus justes pour comprendre une personne, mais je vois dans votre réponse que vous n’avez pas rejeté mon argument sur les difficultés qu’on eu a surmonter les « trentenaires » d’aujourd’hui. J’en suis content car un « cinquantenaire avancé» me disait récemment que mes arguments ne tenaient pas debout ; lui ne voyait dans les trentenaires que ce qu’on a appelé « la bof génération », définie comme apolitique et soucieuse de réussite sociale. Il oublie que lui (et moi encore dans une certaine mesure) a démarré sa vie dans un monde du plein emploi, de la « paix froide » et des idéaux politiques. Toutes les difficultés que vous égrainez –harcèlement moral, chômage, difficultés financières, nomadisme professionnel, etc.- et que je lui racontais, sont les résultants des tensions qui ont commencé à la fin des années 80. Les « trentenaires » auraient sûrement préféré un autre monde.Lorsque vous dites que vous êtes bien dans le concret et les responsabilités, et que votre métier vous y oblige, je vous crois plus que vous ne le pensez. Cependant, mes remarques en passant, qui ont pris le prétexte de quelques mots que vous écriviez sur l’Art, me semblent justifiées par ce fait. Un monde dur créé un désir plus grand de douceur. D’où, en retour,un appel généralisé au cœur et aux sentiments. Le cœur n’a jamais été le siège de la raison et c’est en cela que je parlais d’une confusion onirique. Le cœur par exemple nous demande de défendre le Tibet Bouddhiste face à l’envahisseur chinois, alors que la raison réclame la fin de cette théocratie sectaire dont les enfants sont les premières victimes (je me permets ce rapprochement, au risque de vous choquer, car je vois sous votre appel pour le Tibet un lien vers un site de prévention des sectes). Votre métier vous plonge dans le monde de l’enfance et c’est un des plus beaux métiers. Avant que la raison puisse nous venir en aide, le cœur est un bon guide pour notre âme d’enfant. Peut-être votre blog est-il destiné aux enfants, et dans ce cas tous mes mots sont de trop. pour un adulte, le pays des rêves ou des cauchemars (comme ces artistes que vous évoquez et qui n’ont que malaise et violence à montrer) n’est pas le pays réel. Changer la vision du monde (« voir les choses sous un angle différent ») ce n’est pas changer le monde. Jean-Claude Michéa, un prof de philo d’un lycée de Montpellier (je vois que vous avez étudié dans les parages), explique bien dans ses livres, et notamment dans « L’enseignement de l’ignorance », que « changer la vision du monde » est le moyen assuré pour que rien ne change.  Mais, après tout, on peut ne pas vouloir changer le monde, si on a trouvé par le rêve le moyen de le voir autrement et d’y vivre en paix. Et puis, comme vous me le faites remarquer, votre blog est là pour donner bonne humeur et énergie, donc je crois que mes interrogations sont plutôt mal venues. Je me fais l’effet de quelqu’un qui arrêterait un clown en plein spectacle pour lui reprocher un manque de raisonnement ! Je voulais que vous sachiez que vos mots m’ont convaincu, même si ce qui précède vous fait croire au contraire. J’aurais voulu conclure par des mots qui nous auraient accordé, mais je ne suis pas sûr de les avoir trouvé. Je ne sais pas si le sujet mérite d’être poursuivi, et surtout je crains que tout cela n’ennuie profondément vos autres visiteurs. Aussi vous n’êtes ni obligée de le publier, ni surtout de me répondre. Merci encore de m’avoir lu …J’attends juste une petite explication sur la « goutte du colibri » que je ne connais pas –un truc de trentenaires ? ;)

severine 07/07/2009 18:46



Bonjour Jean-Luc,


mais bien sûr que je vais répondre; ça me semble au contraire très intéressant comme échange et comme l'article est ancien, je ne pense pas que beaucoup de personnes viendront lire les
commentaires; alors pas de risque de lasser. C'est aussi l'occasion pour moi de me mouiller un peu plus niveau convictions, maintenant que ma rigueur n'est plus à prouver. Alors merci pour cette
occasion :)


A la base, mon blog est mon site professionnel : 2 en 1, je n'aime pas multiplier les supports, on s'y perd après...


En un mot c'est mon book en ligne, l'outil avec lequel je présente mon travail à mes clients (éditions et presse jeunesse essentiellement)


Mon univers et mon état d'esprit doivent être cernés dès les premiers clics. Depuis toujours, ce sont les "adultes" qui conçoivent les ouvrages et loisirs déstinés aux enfants; alors "univers
enfantin", pas tant que ça quand on y pense ;)


Je ne sais pas si on peut vraiment parler d'éducation en fonction de notre décennie de naissance; je verrais plus des références et conceptions de vie liées à l'histoire familiale, au milieu
socio-culturel et à la génération à laquelle appartiennent les parents. C'est le milieu familial qui "conditionne" le plus. Mais "On peut toujours faire quelque chose de ce qu'on a fait de vous"
comme disait Sartre (c'est pour votre amour des citations).


Au sujet de la famille, c'est vraiment une histoire de choix de conception des "règles du jeu de la Vie". Je m'explique; sur ce terrain, je ne vous suis pas, dans le sens où je penche
naturellement vers la théorie de la réincarnation, avec "travaux pratiques" sur terre dans le but d'une évolution. Dans ce cas de figure, tout événement aurait son sens. On peut ensuite choisisr
de le vivre dans la douleur ou de le disséquer pour en retirer son "cadeau" de compréhension. On choisirait donc ses parents et tout ce qui va avec. Tous nos chemins seraient liés les uns aux
autres, jusqu'à la date de notre "retour à la maison mère" qui peut peser lourd dans l'évolution de nos proches. Je vous accorde qu'il faut un temps de familiarisation avec cette théorie, elle me
semble couler de source pour ma part en observant autour de moi et en moi : il n'y a vraiment pas de hasard...


Bien sûr que le coeur n'est pas le siège de la raison, je dirais même : la raison est l'ennemi du coeur...


Se couper du coeur, c'est se priver et priver les autres du meilleur de soi.


- Coeur : Inspiration Supérieure, spontanéité liée à la part "divine" en nous, donc champ de vision et d'action illimités : implique confiance et espoir.


Ne dit-on pas que la première idée ou intuition est toujours la bonne ? C'est de cette spontanéité dont je parle. La raison vient en général tout chambouler quand elle pointe le bout de ses
neurones...


cf l'efficacité del'action de personnes dans le coeur comme Gandhi, Soeur Emmanuelle, Mandela... (je prends volontairement d'illustres exemples)


- Raison : part de nous reliée à l'intellect humain, au terreste (en opposition au celeste) : donc champ de vision et champ d'action restreints : implique doute, jugement et actions
inadaptées à la réalité de la situation. Comme un filtre déformant; l'intellect étant souvent suivi de près par notre vécu émotionnel qui ne fait aucune différence entre passé, présent et
avenir.


La raison a tendance à condamner trop vite et à bloquer la situation. Le coeur permet à l'être de s'ouvrir, de comprendre les situations d'une manière plus subtile. Il permet de rayonner du +++
et comme on attire ce qu'on rayonne... Les soucis passent plus vite et ne clouent plus sur place.


Tous les grands penseurs n'étaient pas entièrement dans la raison; pour exemple Pascal "Toute âme qui s'élève élève le monde"; étant tous liés les uns aux autres, c'est le principe des vases
communiquants qui s'applique, l'évolution se transmet par le grand inconscient collectif, d'où l'importance de se "bonifier", pour soi et pour les autres. Cette notion ne plait pas à tout le
monde parce qu'elle sous-entend que nous sommes TOUS responsables de l'état de notre vie et de ce qui se passe sur terre, à petite comme à grande échelle... Alors on qualifie ce discours de
sectaire ^^ lol


J'avais tendance à tout faire passer par le filtre de la raison (de l'intellect) avant; cela m'a plus que deservie et m'a fait passer à côté de choses importantes vous savez. C'est en lachant
prise (poser sincèrement des actes sans attente d'un résultat particulier) qu'on désamorce la bombe si je puis dire. C'est ça changer sa vision des choses, c'est s'ouvrir à la possibilité d'un
résultat différent de celui qu'on projette. Apprendre à faire confiance à la Vie. En changeant son angle de vison des choses, les choses changent par elles-mêmes naturellement : en focalisant sur
l'aspect négatif d'un événement, on cristallise cet événement dans le temps. En arrêtant de lutter contre cet événement, en l'acceptant en un mot, il perd peu à peu de sa densité jusqu'à se
dissoudre. C'est du vécu, pas de la théorie. Si on appliquait ça à grande échelle, on aurait sans aucun doute bien moins de soucis. En posant des actes adaptés, bien entendu, j'insiste de nouveau
sur cet aspect. Déjà, ça garantit de développer en soi un réel amour de la vie pour ce qu'elle nous apporte en découvertes et en compréhension; chose pas évidente pour tous au départ !!!


Concernant la "théocratie sectaire"; en Occident, on adore le grand dieu argent; c'est bien plus annihilant et pervers pour les enfants : enfants d'Occidents et enfants d'Orient qui fabriquent
les produits de consommation des enfants d'Occident... Le bouddhisme n'est pas une religion mais une philosophie de Vie. La conception de la Vie diffère grandement d'une culture à l'autre; ce qui
nous choque est "normal" et naturel pour d'autres et inversement. Et Kant ne disait-il pas "Pas de politique sans morale, pas de morale sans religion", religion dans le sens dimension spirituelle
me semble-t-il. Renouer avec une certaine dimension spirituelle implique le respect de l'autre et de son environnement (on évitera de parler des extrémistes religieux et des mouvements sectaires
que je ne cautionne pas bien entendu !!!). Cette dimension fait partie de nous; beaucoup la renient et sentent en eux un grand vide qui les ronge... Pas besoin de religion pour renouer avec, il
suffit juste d'écouter en soi, de s'ouvrir plus au monde et à ses différences.


L'art peut y aider justement, en tant que langage universel. C'est ça qui me chagrine en fait; je n'arrive pas à vous exprimer que "le pays des rêves", comme vous l'appelez, se veut nullement
réalité, mais juste "lien" entre l'être humain et sa part divine : celle qui voit, comprend et agit par le coeur et non par la tête. Il n'est pas question de porter des lunettes roses et
d'appliquer la politique de l'autruche, mais plutôt de s'entraîner à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide pour utiliser son énergie utilement et pour éviter les mauvais reflexes
liés à l'aigreur et à la peur... Ne vous est-il jamais arrivé, en observant une une oeuvre, en écoutant une musique, en lisant un texte, d'être tellement ému que les larmes ont roulé sur vos
joues, vous apaisant, vous "nettoyant" en quelques sortes ? Ce qui compte, ce n'est pas le sujet traité, c'est l'énergie qu'on transmet dans le processus de création. L'art est cet outil, ce
remède, cette impulsion, ce déclic; il ne se veut nullement réalité, il se veut messager de la réalité de la dimension divine de chacun; celle qui voit plus loin que la société de consommation,
celle qui voit que la vraie richesse est en l'autre et qu'il est bon de tout mettre en oeuvre pour la préserver. Et puis les difficultés rapprochent tout simplement de l'essentiel.


Euh, j'espère ne rien avoir oublié en route...


Pour terminer, je vais vous parler de la goutte du Colibri !


C'est un conte traditionnel à la base, vous pouvez le retrouver dans les "Contes et légendes de l'arbre" par Louis Espinassous aux éditions Hesse. J'aime beaucoup les contes du monde, car il
renferment la sagesse des différents peuples, sous une apparente banalité...


Alors, revenons à notre colibri : il était une fois un groupe d'oiseaux fort nombreux et fort variés, dont un petit colibri, qui vivaient dans un grand et magnifique arbre... Un jour, une branche
sèche de cet arbre prit feu, embrasant peu à peu ce dernier des racines à la cime... Tous les oiseaux effrayés s'éloignèrent de l'arbre, le regardant brûler en se plaignant de perdre une si belle
demeure... Tous, sauf un, le petit colibri, qui prit la décision d'aller et venir entre le fleuve et l'arbre pour y déposer une petite goutte d'eau récoltée dans son bec. Les autres oiseaux
interloqués regardaient le petit colibri, le prenant pour un fou et lui demandant ce qu'il faisait, question à laquelle il répondait : "je fais ma part, je fais ma part" en continuant ses allers
et retours entre le fleuve et l'arbre... Inspirés par son exemple, les autres oiseaux firent de même... C'est ainsi que le bel arbre fut sauvé ! ;) L'important, c'est de faire sa part, aussi
petit soit-elle.


Je ferai bientôt un article sur mon blog pour présenter des livres dans cet esprit; repassez bientôt, vous trouverez peut-être votre bonheur au milieu, qui sait...


Bien à vous !
PS  : désolée de répondre tard, je cours un peu partout ces jours-ci...



Jean-Luc 06/07/2009 13:59

Bonjour,Je visite par hasard votre blog. Puisque vous en offrez la possibilité à vos visiteurs, je me permets quelques mots sur ces « coups de cœur ». Vous êtes sûrement consciente que si l’Art avait suivi votre conception -« apaiser, apporter espoir, réconfort et énergie, comme un soin » (une conception que vous essayez apparemment de mettre en pratique dans vos travaux)- la plupart des chef-d’œuvres de l’art mondial n’existeraient pas. Si les œuvres « violentes (…) trahissent la mission originelle des Arts », alors pourquoi nous intéresser aux traîtres que sont Jérôme Bosch, Michel-Ange, Delacroix ou Goya, ou même au « Guernica » de Picasso?En découvrant votre age (à chacun le sien et on ne choisi pas) et en parcourant votre blog -très bien fait, ce qui n’est pas fréquent- je m’aperçois que vous faites partie de la génération éduquée par les années 80-90. Cette génération, élevée dans l’inquiétude du monde à venir, et consciente que la vie qui l’attend sera plus dure que celle de ses parents, s’est peu à peu réfugiée dans le domaine lénifiant du rêve. L’ »adulescence » repousse toujours plus loin cet age adulte redouté. Beaucoup de mes amis sont dans ce cas. Vous êtes sûrement consciente que tout votre blog a l’aspect d’un rêve de petite fille. Ce n’est pas gênant après tout. Hélas ce rêve, lorsqu’il se concrétise ainsi, se transforme en ce que Philippe Muray a appelé le « confuso-onirisme » ; le rêve tord la réalité et peu à peu la remplace. Il me semble que c’est en se servant des rêves de l’enfance pour ensemencer le réel, et non en remplaçant le réel par les rêves de l’enfance, qu’une génération peut devenir adulte et agir sur le monde …mais je peux me tromper. Bonne suite à tous vos projets.

severine 06/07/2009 18:44



Bonsoir Jean-Luc !
En premier lieu, je suis ravie que mon site vous paraisse bien fait, merci !En second lieu : bravo de vous être jeté à l'eau;


je suis une grande idéaliste, quand on me "branche" sur ce sujet; j'ai tendance à coller aux semelles tel un vieux chewing-gum, vous voilà prévenu cher ami !!!


Concernant les chefs-d'oeuvres artistiques de l'humanité; ma conception des choses va nullement à l'encontre de la vôtre : nous sommes d'accord que des Artistes tels Bosch, Michel-Ange, Delacroix
et autres, remis dans le contexte de leur époque, étaient des génies; mot qui, me semble-t-il, porte en filigrane la notion d'Inspiration Supérieure... D'où impact subtil et positif sur les
personnes qui auront l'occasion de les admirer ou de les observer en détail. Peu importe le thème traité dans ce cas de figure : importe plus la manière dont il est traité. Leurs style, technique
et sensibilité étaient d'une rare virtuosité et d'une rare originalité. De plus, n'oublions pas que beaucoup de ces oeuvres étaient, en ces temps, des commandes de l'Eglise ou de riches
mécènes.
Je parlais donc plus précisément des artistes contemporains, actuels, plus installés dans une démarche personnelle : loin de moi la prétention de juger leurs productions, mais une certaine
majorité semble utiliser l'art comme un exutoire (au sens négatif du terme), une manière de "vomir" sur la toile leurs angoisses et malaise, dans le but de les montrer au monde et de s'en
libérer... Sans penser à la répercussion "vibratoire" que cela peut avoir sur le spectateur...
C'est cela qui ne me semble pas juste dans la démarche artistique. Qui, de nos jours, sait dénoncer justement à la manière d'un Picasso ? Peu de personnes, vous me l'accorderez. L'Art reste avant
tout un outil, un pont entre le Ciel et la Terre.


Concernant les personnes de ma génération : les inquiétudes dont vous parlez ne nous ont pas bercés comme vous le pensez; elles sont juste notre quotidien et notre réalité depuis le début de la
vingtaine. A 30 ans, beaucoup de jeunes, dont je fais partie, ont déjà connu la maladie, plusieurs emplois, le harcèlement moral au travail, le chômage, les difficultés financières, le regard
désaprobateur de la société (quand on est artiste...), les difficultés liées au fait de s'installer à son compte (paperasses, démarchage, marketing, stages de compta, etc), sans parler du monde
environnant qui se dégrade peu à peu par manque d'humanité justement.
Que faire dans ce contexte ? Deux possibilités s'offrent à nous :
1/ S'aigrir, se plaindre, ne rien faire pour que les choses changent et critiquer le monde en attendant qu'il coule.
2/ Avoir la volonté de voir les choses sous un angle différent, chercher les "cadeaux" cachés dans chaque expérience de Vie, focaliser sur le positif, pour alléger son existence et celle des
autres, avec l'effet "tache d'huile" que cela induit...


Personnellement, après avoir testé la première voie, j'ai opté pour la seconde; la première étant trop lourde à porter au quotidien... En un mot : j'ai envie de vivre et de dépasser toute cette
noirceur pour atteindre la lumière, lumière qui n'est pas si loin qu'on pense puisqu'en nous tout simplement... Mais ça, c'est un autre sujet, trop long à développer aujourd'hui, cela demande du
temps.


Je vous garantis que de faire le choix d'exercer un métier artistique à son compte nous ancre bien dans le concrêt et les responsabilités. Peu de personnes arrivent à "surivivre" de
l'illustration. J'ai la chance d'en faire partie, après 8 ans de travail et de persévérence. On donne beaucoup de nous-mêmes. J'en remercie le Ciel tous les jours, car c'est vraiment ma voie. Une
petite récréation est donc fort salutaire à intervalles régulier pour éviter à la cocotte minute d'exploser...


"Rêve de petite fille" : oui, et heureusement, je suis illustratrice jeunesse, ça tombe bien !!!  ^^  Exercer ce métier est de plus mon rêve de petite fille à moi; rêve réalisé sur le
tard, pour cause de désapprobation parentale... Je n'y vois pour ma part aucune fuite, éventuellement une réparation, je vous l'accorde. Vous savez, c'est vraiment une gageure et un effort que
d'entretenir en soi un état d'esprit frais, spontané et enfantin malgré la réalité du quotidien. Mais dans ma branche, on se doit d'y arriver, surtout si on oeuvre pour la jeunesse. Nous
avons une responsabilité dans ce que nous donnons à voir à des enfants comme ceux d'aujourd'hui : hyper sensibles et ayant du mal à trouver leur place dans ce monde dépressif, fermé aux autres et
sans couleurs... Il me semble donc que de réduire notre démarche à de la régression adulescente est injuste, évitons les généralisations sauvages.


En décortiquant la fraîcheur avec la tête, je comprends votre réaction, en l'accueillant spontanément, avec le coeur, les résultats vous surprendraient... J'ai eu la chance de recevoir
plusieurs mails de visiteurs de mon blog allant dans ce sens; tous se sont sentis de bonne humeur et pleins d'énergie après s'être attardés dans les allées colorées des dessins
présentés... Les références visuelles à l'enfance sont un des rares moyens efficaces d'amener les gens à renouer avec leur dimension émotionnelle, ou plutôt avec leur capacité à ressentir des
sentiments humains. Cela se confirme de mon côté les années passant. Un peu comme la musique adoucit les moeurs.


Le monde manque cruellement de ces valeurs moteur : c'est entre autre pour cette raison qu'il dépérit. En ne sachant plus accueillir et assumer la spontanéité et la fraîcheur (par peur du
jugement : catégorie "ravi de la crêche"), on ne voit plus ce qui est beau et par extension, on ne met rien en oeuvre pour le développer ou le sauver de l'extinction...


Il n'est donc pas question de se tromper ou non dans sa perception des choses, mais plutôt de faire son choix. J'ai pour ma part fait le mien : celui de la simplicité de l'élan naturel dans la
création.


Voilà, j'espère que j'aurais réussi à mieux expliquer ma conception "enfantine" des choses artistiques ! ^^
Conclusion; les apparences sont souvent trompeuses, la candeur peut cacher plus de profondeur et de vérités essentielles qu'on pourrait le penser...
Désolée pour le roman, j'ai essayé de faire au plus court malgré tout !!!
Bien à vous, et puis l'âge n'a pas d'importance; on a tous notre "goutte du colibri" à apporter et on a tous besoin les uns des autres pour apprendre et apprendre de nous-même... ;)


 
Je vous engage aussi à lire d'autres coups de coeur plus anciens et plus "revendicateurs" sur mon blog; vous comprendrez mieux mes dires   ;)



Myriam 17/04/2009 17:59

Je vais tranquillement visiter les liens indiqués, merci pour le clin d'oeil, ça me touche, si si ! :o)

severine 17/04/2009 18:48


Ben c'est avec plaisir, parce que ce que tu fais est trooooooooooop mignon !!!! On a besoin de créations de cette nature de nos jours, pour rendre un peu de couleur et d'humanité au monde et aux
coeurs des gens...


Anbleizdu 14/04/2009 22:39

En voilà 6 artistes aux techniques et sensibilités differentes !!! Je suis attiré d'emblée par ce que fait Myriam Lakraa, pas seulement à cause du côté japon, j'aime le côté rond des ses créations et le fait qu'elle s'exprime sur beaucoup de supports différents !!!
Je ne suis pas très sensible aux représentations trop "réalistes" !!! J'ai toujours été plus attiré par les oeuvres abstraites !! Je ne sais pas vraiment pourquoi et ne veux pas vraiment savoir non plus !! J'aime les textures, les jeux de couleurs et de formes !! J'aime pouvoir me perdre dans une toile sans limites à mon imagination !!

severine 15/04/2009 00:13


Ravie que tu aies pu trouver ton bonheur au milieu de ces Artistes que j'apprécie vraiment beaucoup !!!  :)