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L'ÉTÉ AU CŒUR

Publié le par severine

Ce qu'il y a de bien avec la poésie, c'est qu'on peut en consommer sans modération ! Entre vide-grenier (1), Boulinier (2) et la boîte à livres du centre ville (4) ; déjà 7 recueils de poésie glanés cette année, pour 3 cacahuètes et quelques trocs. Que de baume à la clef (et une fois de plus, la preuve que le hasard n'existe pas)  :)
On peut aussi découvrir de jolis poèmes : ici, , et !

[…]
Mets la robe couleur de temps  ;
Son tissu, d'un fil invisible,
Dont la tiède douceur nous aime et nous défend,
Nous donne encore un cœur d'enfant
Quand le souci nous vanne et nous crible.

Mets la robe couleur de temps
Qui rassérène et vivifie
Qui fait que, tout simple, on confie
Au jour, sa vie.
[…]

Antoinette Nusbarme - II Agate, ou Laure ou Geneviève - Pauvre femme qui vas...

 

Tant qu'on est dans les livres et dans l'écoféminisme (cf le précédent article), parlons un peu du «Féminin Sauvage».
Une de mes amies commence la lecture de «Femmes qui courent avec les loups» (histoires et mythes de l'archétype de la femme sauvage ; traduction Marie-France Girod) de Clarissa Pinkola Estés (en autres éthnopsy issue d'une longue lignée de conteuses). Je n'avais pas 30 ans lorsque je l'ai lu ; autant dire que j'ai un peu oublié le contenu...
En relisant l'introduction je réalise les années passant que si la mémoire jette l'éponge, ce n'est pas perdu pour l'inconscient, qui travaille sur nous, malgré nous (ce qui et plutôt réjouissant).

Ci-dessous quelques extraits de cette fameuse introduction, pour vous donner envie de (re)lire cet ouvrage indispensable aux femmes, et aux hommes ; parce qu'il n'est pas question de se passer de vous messieurs, que les choses soient bien claires à ce niveau (cf «Le cinquième élément» de Luc Besson pour bien comprendre). C'est grâce à ce genre d'ouvrages qu'on peut toucher du doigt la légitimité de la lecture et de l'étude des contes à l'école, au collège et au lycée.

La vie sauvage et la Femme Sauvage sont toutes deux des espèces en danger.
Au fil du temps, nous avons vu la nature instinctive féminine saccagée, repoussée, envahie de constructions. On l'a malmenée, au même titre que la faune, la flore et les terres sauvages.

En réaffirmant leur relation avec la nature sauvage, les femmes reçoivent le don d'une observatrice intérieure permanente, une personne sage, visionnaire, intuitive, un oracle, une inspiratrice, quelqu'un qui écoute, crée, réalise, invente, guide, suggère, qui insuffle une vie vibrante au monde intérieur et au monde extérieur. Quand les femmes sont dans la proximité de cette nature, il émane d'elles une lumière. Ce professeur sauvage, cette mère sauvage, ce mentor sauvage soutient envers et contre tout leur vie intérieure et extérieure.

La nature Sauvage a dans son sac à médecine tout ce qu'il faut pour soigner. Elle a tout ce dont une femme a besoin, tout ce qu'elle a besoin de savoir. Elle a les histoires, les rêves, les mots, les chansons, les signes et les symboles. Elle est le véhicule et la destination.

La Femme Sauvage archétypale est la patronne de celles qui peignent, écrivent, sculptent, dansent, pensent, prient, cherchent, trouvent – car elles sont dans le domaine de l'invention et c'est là sa principale occupation. Elle est dans les tripes, non dans la tête, comme toujours quand il s'agit d'art. Elle peut se lancer sur des traces, courir, convoquer, repousser, sentir, camoufler, aimer profondément. Elle est intuitive, typique, normative. Elle est absolument essentielle à la santé de l'âme et de l'esprit des femmes.

Les histoires soignent. J'ai été prise par elles dès la première que j'ai entendue. Elles ont un immense pouvoir. Elles ne nous demandent rien, sauf de les écouter. Elles contiennent les remèdes pour régénérer les pulsions psychiques perdues.

S'il existe une source unique aux histoires et à leur numen, c'est cette longue chaîne humaine.

Elles (les histoires) huilent les rouages, font monter l'adrénaline, nous montrent comment nous en sortir et taillent dans les murs lisses de grandes et belles portes, ouvertures conduisant au pays des rêves, à l'amour et au savoir, au retour à la vraie vie, celle de femme sauvage, de femme qui sait.

En fait, elle (la nature sauvage) ne peut se développer harmonieusement dans une atmosphère où règne le «politiquement correct», ni si on la tuteurise avec de vieux paradigmes périmés.

C'est très simple : sans nous, la Femme Sauvage meurt. Sans la Femme Sauvage, nous mourons. Para Vida, pour la vraie vie, les deux doivent vivre.

Un petit rappel au passage : celui du prochain dessin animé de Tomm Moore, «Wolfwalkers», qui visiblement traitera de ce fameux «Féminin Sauvage». Et vu comme cet irlandais est attaché aux légendes, aux symboles et aux traditions ancestrales ; je ne doute pas que le résultat sera de nouveau «scotchant». Rdv en 2020 pour le découvrir (je trépigne d'impatience depuis quelques années !!!).

Terminons sur une note gourmande ; le verdict quant aux pickles d'écorces de pastèque (originaires du Mexique visiblement) : une réussite !!! Excellents en salade ! Mettre de l'oignon à la place de l'échalote aurait été plus doux, mais un peu de piquant ne fait pas de mal en période estivale. J'ai donc testé un mélange de colombo et d'échalote pour aromatiser les écorces, avec 2 semaines de marinage.

La «sobriété heureuse» a encore frappé, ou plutôt câliné ; régalez-vous avec tout ça !

Publié dans COUPS DE COEUR

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SUMMER TIME

Publié le par severine

La saison estivale bat son plein (Seigneur ce que ça passe vite) ; plus que jamais c'est la saison des découvertes en nature, surtout centrées sur les oiseaux. Nos petits amis duveteux se délestent de leurs plumes (beaucoup moins depuis 3 ans... On sait pourquoi) et les petits nids vides tombent des arbres, comme celui-ci, sans doute l’œuvre d'une mésange bleue ou d'un pinson des arbres (garder toujours dans son sac des sacs en papier, une pince à timbre et des boîtes vides d'allumettes).
Pour apprendre tout un tas de de choses passionnantes sur les oiseaux, vous pouvez podcaster cette archive de radio france : quand on y parle d'un oiseau, on entend son chant en fond sonore, profitez de l'occasion pour vous y mettre, et profitez des martinets noirs, rois du ciel et de l'été ; ils partiront fin juillet, sauf dans quelques régions privilégiées du sud.

À défaut de pouvoir vous montrer des illustrations (secret professionnel oblige), voici quelques nouvelles malgré tout : mes illustrations pour Maped seront éditées en janvier 2020, je pourrai peut-être les présenter à Noël, encore un peu de patience (surtout pour moi). J'ai pu réaliser des illustrations et dessins techniques pour 3 livres pratiques ; un qui sortira en août, un que je viens de boucler, et un en cours ; à suivre dans les mois à venir. Le mois prochain, je pourrai commencer à demander un retour suite à mes démarchages du mois de mai concernant mes 4 projets d'édition, encore un peu de patience là aussi (surtout pour moi de nouveau).

Cela étant dit, je profite de l'occasion pour poster utile, en partageant ci-dessous de nouveaux contenus plutôt réjouissants ; de quoi se tenir compagnie quand on travaille seul, chez soi ou dans un bureau déserté (c'est bien aussi en faisant le ménage).
Cliquez sur les vignettes en début de paragraphes pour accéder aux contenus concernés.

Le coin nature et écolo  :

On commence avec une émission radiophonique qui donnera l'impression de boire du petit lait à de nombreuses femmes ; on y discute écoféminisme, avec la philosophe Émilie Hache : à diffuser largement !

Tant qu'on est dans le cercle spirituel de l'écologie : une émission radiophoniqueÉric Julien est invité ; il raconte, entre autre, comment les chamans Kogis arrivent à réinviter chaque espèce vivante des différents règnes sur leurs terres. À méditer en Occident, sachant que les chamans en question passent 18 années dans l'obscurité pour apprendre à communiquer avec les espèces concernées... J'aurais tendance à penser que les chamans occidentaux seraient les alchimistes et les poètes.

Tant qu'on est en Amérique du Sud, on découvrira l'initiative d'un jeune péruvien qui a créé la banque des enfants, pour sensibiliser ces derniers à la préservation de l'environnement, et pour les aider à mettre de côté pour leurs futures études. Comme quoi, pas besoin de sortir de grandes écoles pour avoir des idées... Certains enfants sont bien plus véloces que les adultes ! (Coucou les politiciens et les grands industriels).

De quoi se motiver maintenant, pour inviter un peu plus chaque jour la sobriété heureuse dans sa vie : le blog d'une jeune femme de 23 ans, Julie Bernier, qui a écrit un livre sur le vaste programme du zéro déchet ! Dès que j'aurai terminé mon tube en cours, je vais tester le dentifrice maison ; allier le fun à l'écologie, quel pied ! Je valide la super efficacité du bicarbonate comme déodorant, et sans huile essentielle : bon pour la santé, écolo, pas cher et inodore ! (Adopté depuis plus de 2 ans).

Une recette anti-gaspi cette fois-ci, à découvrir sur la page de cette émission radiophonique culinaire : les pickles d'écorce de pastèque (sans le vert) ! Les miens reposent dans leur bocal à cornichons ; vinaigre de cidre, sucre, eau, échalotes et colombo pour moi : à suivre d'ici 1 à 2 semaines pour les goûter.   :)

On revient à un mode plus philosophique mais riche en bon sens et en bienveillance, avec la rediffusion d'une émission radiophonique où Michel Serres parlait de la manie qu'a l'être humain à déposer ses déchets (sa m...) pour marquer son territoire (pour éloigner les autres en les dégoûtant). On n'est pas si éloignés des animaux n'est-ce pas, sauf que leur m... à eux est biodégradable, voilà voilà.

Une conférence maintenant : une archive radio france datant de 1973 «pour en finir avec la société de gaspillage»... Vous avez bien lu : 1973... À écouter et méditer.

 

On bouclera ce premier thème avec une émission radiophonique décortiquant la machine infernale de facebook concernant la (non)circulation des informations et l'explosion du complotisme à cause des étiquettes collées aux uns et aux autres, c'est littéralement «édifiant».

Le coin détente  :

On terminera sur deux notes ; la première rigolote, avec chaque samedi de juillet ; 2 heures de «l'épingle du jeu» : l'émission de jeux littéraires qui tente de compenser l'arrêt des «Papous dans la tête»... Et c'est plus que réussi ! La bonne vieille bande est de retour, avec de nouvelles têtes qui semblent faire partie du groupe depuis toujours. Un invité spécial à chaque émission ; le premier étant Guillaume Meurice (héhé), si vous avez besoin de rire un bon coup, écoutez ça sans tarder !

Et la touche de rêve pour grands et petits ; mon amie nantaise a ouvert un compte facebook pour présenter les événements liés à son association de conteurs (dont j'avais fait le logo) ; amis nantais ou de la région, découvrez les dates de leurs «pestacles», et laissez-vous tenter pour organiser un «pestacle» chez vous : un souvenir pour la vie ! Vous pourrez aussi vous inscrire à l'association pour devenir conteur vous-même... Eh oui ! Je vote pour plus de contes que de philo dans les programmes de l'éducation nationale ; on éviterait bien des soucis une fois tout ce petit monde devenu adulte...

Un bel été à vous toutes et tous  !

Publié dans COUPS DE COEUR

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SOBRIÉTÉ HEUREUSE : SANS GASPI, LA FÊTE EST PLUS JOLIE !

Publié le par severine

Suite à l'écoute d'une émission économique ("une planète à nourrir" ; tuyau par une copine), j'ai eu l'envie de revenir un peu sur la notion de "sobriété heureuse", exemples à la clef. Si après cet article la sobriété heureuse reste pour vous synonyme d'austérité et de sacrifice, je m'en remettrai à la malice de votre "petit mouflet intérieur" pour vous ouvrir à tout ça au fil du temps.

En ce qui me concerne, je suis arrivée à la sobriété heureuse par les humbles revenus liés à ma profession : c'est là que la créativité, le sens, la poésie, l'originalité et la saveur se sont invités en grande pompe au quotidien (cet état de fait donnant aussi du sens aux difficultés ; l'atout majeur pour apaiser l'incompréhension et les colères, ce ce qui se révèle être bien plus confortable).
Le principe de la sobriété heureuse c'est quoi ; aller à l'essentiel, fabriquer, transformer, recycler, réparer, échanger, acheter en seconde main, réfléchir avant d'acheter (d'où ça vient, qui l'a fait, dans quelles conditions, en quelles matières, à qui iront les sous, en ai-je vraiment besoin-envie, etc). C'est épargner le plus possible les ressources de la planète, pour notre survie et celle des générations à venir, tout en apprenant de nouvelles choses, et tout en donnant du sens et des couleurs à la vie.

Ci-dessous je m'en vais partager avec vous un petit florilège d'activités "sobriété heureuse" ; à chacun de trouver celles qui correspondent le mieux à sa personnalité (c'est un joli moyen de se (re)découvrir aussi). La spécificité de ces activités est de coûter trois cacahuètes, voire rien du tout  ; autant de sous de libérés pour acheter au marché de bons légumes et fruits issus de l'agriculture raisonnée locale (et votre santé et la planète vous feront des bisous).

 

Dans ma besace magique j'ai donc :

- des cotons à démaquiller lavables, en vieux tee-shirts et serviettes éponge, (adieu l'effet pandi panda après le cinéma),
- plein de choses à réaliser au crochet (Père Noël j'aime la laine dans mes souliers),
- fabriquer ses sacs (l'art de frimer avec ses vieilles fringues usées adorées),
- pleurer de joie avec la teinture aux pelures d'oignons (de jolis cadeaux maison),
- crocheter des tawashis lavables pour la vaisselle, en vieux tee-shirts et ficelle (pour ne plus jamais jeter l'éponge),
- cuisiner les épluchures pour régaler ses amis (vous aimerez l'effet peau d'orange),
- cuisiner tout court, pour moins d'emballages et moins de chimique (c'est trop de la tarte),
- cueillir des plantes pour ses tisanes, peu et pas au même endroit (une petite tasse de  "pisse-mémé" ?),
- troquer des boutures lors de trocs aux plantes, avec ses amis ou sa famille (la forêt vierge à domicile),
- cueillir des feuilles à l'automne pour réaliser des herbiers, carnets compris (se presser demande du temps),
- cueillir des plumes lors de la mue estivale (pour ne plus se faire plumer),
- s'offrir et offrir des objets de seconde main aux puces, sur les vide-grenier, en ressourceries (les plaisirs démodés),
- fabriquer sa corbeille à papier récup' (pour que ça cartonne),
- lire, des livres troqués dans les boîtes à livres, ou dénichés aux puces et dans les librairies d'occasion (devenez un rat de bibliothèque),
- recopier de jolis poèmes et citations issus de ces mêmes livres dans des carnets (l'encrage des jours),
- récupérer les couvertures de ses carnets de jeunesse pour y recopier les poèmes en question (on efface et on recommence).

De quoi occuper ses week-ends, ses longues soirées d'hiver ou ses moments entre amis ! Et j'écris cet article en sirotant le jus de cuisson de ma courgette de midi, conservé dans ma petite thermos (bien meilleur qu'un red bull ; avis aux jeunes de passage par ici avant leurs examens).
Conclusion : la créativité, le rêve, la poésie, la tendresse et l'originalité ne s'achètent pas ; ils se fabriquent et se partagent ! Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, non ?

On en vient maintenant aux petits plus à lire et à écouter, pour se forger son propre avis sur tout ça ; cliquez sur les vignettes en tête de chaque paragraphe pour accéder aux contenus :

On commence tout doux mais fort, avec un joli conte de Maurice Carême, "Le magicien aux étoiles", extrait des "Contes pour Caprine" (primés en 1947). Impossible de ne pas faire le rapprochement avec la situation environnementale actuelle ; on vérifie, une fois de plus, la pré-science et l'intuition sans failles des poètes, gentiment qualifiés de ravis de la crèche (ravis mais loin d'être couillons, à bon entendeur...).

On en vient ensuite à cette génialissime émission radiophonique économique  :  "une planète à nourrir" ; fabuleuse de clarté et de bon sens (un enfant de 4 ans comprendrait). S'il n'y avait qu'une émission à écouter pour bien comprendre les enjeux environnementaux, c'est bien celle-là ! Merci France Culture !

Et pour s'inspirer un peu plus niveau sobriété heureuse  ; deux de mes anciens cahiers réalisés pour Hugo l'escargot (à vous de leur demander de réparer les liens de téléchargement vers mes livrets documentaires de 15 pages chacun ; mes démarches demeurent vaines). Et un petit livre (illustré par votre "serviteuse") pour s'ouvrir au fléxitarisme/végétarisme ; je suis végétarienne depuis 9 ans, je n'ai pas de carences, je suis plus proche d'une taille 40 que d'un 38, et je suis toujours aussi gourmande, si ça peut vous rassurer.   ^^   Le tout étant d'y aller pas à pas. J'ai déjà arrêté la viande rouge, puis la blanche (environ 2 ans avant les 9), puis j'ai finalement arrêté le poisson et les crustacés pour aller au bout de la démarche ; je n'y pense même plus aujourd'hui tellement ça ne me manque pas !

Voilà, sur ce, bonne écoute, bonnes lecture et expérimentations de tout ça ; pour apprendre à faire de nouvelles choses il y a la famille, les amis, les ateliers des ressourceries et des festivals nature, les tutoriels sur le net, et les livres de la bibliothèque ! On peut aussi se lancer au p'tit bonheur la chance ; ça marche très bien.   :)  À vous de jouer maintenant, dans tous les sens du terme !

Publié dans COUPS DE COEUR, BRICOLAGES

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SOBRIÉTÉ HEUREUSE ET ENVELOPPE MAGIQUE

Publié le par severine

Encore un petit article coup de cœur, pour partager des informations qui pourraient se révéler utiles d'ici le 26 mai prochain.
Pourquoi aller voter le 26 mai prochain ? Parce que 80% des lois environnementales viennent de l'Europe... ! Et en toute honnêteté intellectuelle, la seule chose qui pourra  : premièrement, rassembler les uns et les autres en transformant les différences en créativité plutôt qu'en peur, deuxièmement, ré-insuffler la notion du sacré (indépendamment des religions) et du sens dans nos sociétés occidentales esclaves de la consommation et du gaspillage ; c'est bien le rassemblement des forces et des idées autour de la préservation de l'environnement ; le milieu dont nous sommes tous issus, et dont nous sommes totalement dépendants pour survivre. La Vie est régie par un fonctionnement cyclique ; s'extraire de son cycle "vie/mort/vie", c'est s'arrêter à l'étape "mort" (l'étape de "vie" correspondant au temps de régénération indispensable à toutes choses).

Rien n'est perdu, si on fait ce qu'il faut MAINTENANT, en arrêtant de se comporter comme une bande de sales gosses égoïstes et immatures. Le jeu en vaut la chandelle pour pouvoir continuer à attendre amoureusement le retour des hirondelles, du coucou et des martinets noirs chaque année.
Il ne faut pas se leurrer, l'avenir sera sous le signe de la "sobriété heureuse".
On a tort de penser que "sobriété heureuse" est synonyme de sacrifice. On sait tous qu'on consomme pour compenser des manques d'estime, d'affect ou de sens. La sobriété heureuse est une clef essentielle pour combler ces manques : testé et approuvé depuis des années ; et ça fait tache d'huile!

Deux petits exercices pratiques de sobriété heureuse pas si anodins que ça ; à petite échelle ils font vraiment leurs preuves, en permettant d'installer dans l'inconscient personnel et collectif la possibilité d'un fonctionnement plus ludique, plus humain, plus satisfaisant, plus riche et plus créatif (car éloignant de l'uniformisation qui vampirise le meilleur de tout un chacun). Sans parler du respect de l'environnement et des économies réalisées! On va donc reparler des trocs aux plantes et des boîtes à livres :

Ce week-end, avec mon petit panier (2€ au vide-grenier) ; j'ai pu troquer 2 boutures de misère et une bouture de chlorophytum contre une bouture de pothos, une de cactus de Noël, et une de crassula ! L'an dernier il y a avait surtout des plantes potagères ; le principe fait visiblement son chemin dans les cœurs et les esprits vue la diversité des boutures cette année! Pensez à la Fête de la Nature et au site Trocs aux plantes pour vous y mettre.

Et toujours et encore, pour renouveler sa bibliothèque ; les trocs via les boîtes à livres, qui cartonnent ici, et dans lesquelles on peut faire des trouvailles incroyables, comme ces contes espagnols de Paul Sébillot (qui visiblement n'a pas étudié que la Bretagne). Vive les contes!

Tous ces nouveaux fonctionnements basés sur le troc et la seconde main laissent la part belle au "hasard" ; qui est en général vecteur de belles surprises! C'est peut-être ce qui nous manque le plus de nos jours : le plaisir de la surprise. En commençant par des petites choses de cet ordre, on transforme bien vite son mode de vie, on se réapproprie sa vie en s'y investissant jusque dans le moindre petit repli, et tout ça fait du bien niveau personnel et niveau collectif : on s'offre la possibilité d'exister, sans avoir besoin de paraître. C'est ça le véritable luxe   :)   Je ne dis pas que la vie deviendra idyllique (ce qui n'est pas le but de la vie), mais je promets qu'elle sera bien plus douce.

 

Pour appuyer tout ça, voici d'autres émissions radiophoniques au sujet de l'environnement et du bien-être, les deux étant indissociables (bien moins de fake news et de trolls sur France inter que sur les réseaux sociaux... Se servir de son cerveau, de son sens critique et de son intuition n'est pas interdit) : Cliquez sur les vignettes

Une première sur les enjeux des élections européennes niveau environnemental, où l'on développe les ficelles du fonctionnement du parlement européen, et où l'on évoque certaines avancées ou certains blocages qui se jouent là-bas.

 

Un lien vers une démarche citoyenne née de l'esprit d'un groupe d'astronautes, et relayée par de grandes figures de l'écologie et par la jeunesse ; le but étant de proposer des décisions écologiques concrètes et franches aux futurs parlementaires de l'union européenne.

 

Une seconde émission, où l'on traite d'un vaste sujet grâce au forestier allemand Peter Wohlleben : "Pourquoi la nature peut sauver le monde ?".

 

 

Une troisième, pour les sceptiques, où l'on présente quelques preuves scientifiques des bienfaits de la nature sur notre santé mentale et psychique (les adultes ont autant besoin d'être rassurés que les enfants ; les uns par la science, les autres par l'image et la poésie).

 

Et une dernière, qui complète une émission précédente : deux heures où Boris Cyrulnik et ses invités parlent de résilience et de poésie ; soit comment faire pour avancer malgré ses traumas et ses blessures (comment transformer l'inertie ou la violence en créativité en un mot).

 

Bonne écoute/cogitation, et bon vote dimanche prochain pour déposer votre petite enveloppe magique dans les urnes de vos villes (l'occasion d'aller au marché, de faire une balade dans un parc ou en nature, ou de faire un tour aux puces)!

Publié dans COUPS DE COEUR

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FAIRE DES NOEUDS A SON MOUCHOIR

Publié le par severine

Au menu du jour ; la renaissance (suite au naufrage de la première maison d'édition) d'un joli ouvrage que j'avais eu la chance d'illustrer il y a quelques années : "Le Furoshiki un jeu d'enfant" d'Aurélie le Marek, dans les pages duquel vos charmantes têtes blondes apprendront comment se passer des sacs plastiques, en nouant des carrés de tissu selon une technique japonaise ancestrale qui a plus que fait ses preuves !
C'est chez "Un dimanche après-midi" que ça se passe ; cliquez sur l'image ci-dessous pour vous le procurer !

 

Quelques émissions radiophoniques intéressantes et utiles à écouter aussi si le coeur vous en dit, émissions sur lesquelles je suis tombée "par hasard", comme d'habitude : Cliquez sur les vignettes ci-dessous, et bonne écoute/cogitation !

- Une première à écouter avant de voter le 26, au sujet du rapport alarmant des experts mandatés par l'ONU sur la biodiversité, qui a été rendu public lundi dernier à Paris. (En rappelant que si l'argent pourra reconstruire Notre-Dame, quand le seuil de résilience du Vivant sera dépassé, l'argent ne pourra JAMAIS ressusciter ce dernier, et nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer... Continuons à faire chacun notre part, c'est l'Essentiel et l'indispensable à la concrétisation des miracles : incarnons le changement, ça sera déjà ça de gagné !).

- Une seconde émission pour se remettre de l'émission précédente, où Boris Cyrulnik parle de son dernier livre traitant d'écrits, de poésie (eh oui encore) et de création pour renaître de ses blessures, à travers le récit de la vie de grands auteurs.

- Et une troisième,Matthieu Ricard, Alexandre Jollien et Christophe André se retrouvent à l'antenne pour échanger au sujet de la liberté intérieure ; ça fait toujours du bien d'écouter des personnes sages et éclairées, qui ne manquent ni d'humour ni de tendresse !   :)

Cliquez sur les vignettes ci-dessus, et bonne écoute/cogitation !

A part ça, j'ai proposé la semaine dernière mes 4 projets de livres à différentes maisons d'édition ; à suivre (je découvre que le "baby blues" s'applique aussi à l'édition quand on a porté un projet pendant plusieurs années et qu'on l'a peaufiné au maximum... Très étrange sensation le "book blues", on se sent un peu "vide", ouch).
Je pourrai montrer les illustrations que je viens de terminer pour un fantastique livre pratique (qui fait mouche à chaque page) en août, et je pense pouvoir présenter le travail réalisé pour Maped l'an dernier à cette même période ; on y est presque !

Et pour de nouvelles informations au sujet de la situation des artistes-auteurs (nom de notre statut) ; c'est ici que ça se passe (et aussi dans la marge de mon blog si vous n'avez pas encore signé la pétition de l'an dernier ; la biodiversité culturelle vous remercie !  ^^).

Publié dans ILLUSTRATION

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LE TEMPS DES REBÂTISSEURS

Publié le par severine

 

Le lendemain de l'incendie qui s'est déclaré à Notre-Dame (en pleine semaine pascale ; ça sent le Phoenix qui va renaître de ses cendres, « si on ne se loupe pas » bien entendu), j'ai ressorti de ma bibliothèque et relu, un petit livre de poche que je m'étais procuré en 2000  :
« Le message des constructeurs de cathédrales » de Christian Jacq, docteur en égyptologie.
Quel rapport avec l’Égypte me direz-vous ? Eh bien les fondements des religions judéo-chrétiennes et de leur ésotérisme (dont l'alchimie et la Tradition initiatique des bâtisseurs de cathédrales) ont largement emprunté à cette dernière.
Cet ouvrage édité en 1974 tient lieu de pain béni en cette période sans queue ni tête que nos sociétés occidentales en quête de sens semblent traverser. La vision du Sacré, de la société et du monde selon le Moyen Âge est plus qu'éclairante à ce sujet, ne dissociant jamais l'individuel du collectif, l'intérieur de l'extérieur, la matière du divin.
J'avais laissé un ticket de métro à cette page ; avis à celles et ceux qui croient encore à la gratuité du « hasard » :

Hommes grossiers, écrivait Michelet, qui croyez que ces pierres sont des pierres, qui n'y sentez pas circuler la sève, chrétiens ou non, révérez, baisez le signe qu'elles portent. Ici il y a quelque chose de grand, d'éternel  ».
Une hymne du IX° siècle résume en termes admirables le rôle de Notre Mère, la Cathédrale  :
«  Elle resplendit au royaume céleste,
L'éternelle et noble cité de Jérusalem,
Qui est notre haute mère à tous.
Le Roi éternel l'a créée pour les bons
Comme la digne patrie
Où, heureux et sans maux,
Ils se réjouissent sans fin.
Ses nombreuses maisons
Sont contenues dans de vastes murailles,
Car chacun reçoit sa demeure
Qui correspond à ses actions.
Mais, en retour, il est favorisé
D'une récompense commune,
L'amour unique
Qui les embrasse dans ces murs sacrés.

Le message des constructeurs de cathédrales - Christian Jacq

 

Au lieu de m'étaler en interprétations personnelles inutiles ; je m'en tiendrai à partager ci-dessous un florilège (subjectif) d'extraits donnant matière à réfléchir, et envie de lire l'ouvrage dans son intégralité (un crayon à la main pour marquer les passages importants !). NB  : la symbolique des différentes parties de la cathédrales est indiquée en pages 157-158.
La reconstruction de Notre Dame est moins anodine qu'il n'y paraît ; si elle est faite en conscience, c'est la société qui sera réparée en parallèle, cf les citations ci-dessous. Quant au temps réservé à cette tache d'ampleur ; comme pour chaque chose, « le temps nécessaire » est en général la durée idéale.
C'est parti  :

(…) il faut voir dans cette composition symbolique l'affirmation de la Vierge comme trône de la Sagesse.

Il aurait pu dire, comme Jean Balard étudiant la symbolique médiévale  : « Qu'on ne nous reproche pas une évasion hors d'un présent aux terribles urgences : il n'en est pas de plus grande que le besoin de rétablir le sens éthique et de recréer notre vie intérieure. (...)
Pour l'homme de science, indissociable de l'artisan, le monde visible n'a de signification qu'en fonction du monde invisible. Aussi la science médiévale, avant sa corruption par le rationalisme, s'adresse-t-elle surtout à ce que l'on nomme, d'un mot vague mais encore parlant, l'âme. (…)
Dans chaque phénomène apparent, dans chaque manifestation naturelle, il y a quelque chose d'utile pour l'épanouissement de l'être. Quelque chose que ne découvriront ni l'érudition, ni la compilation, ni la dissection, mais le contact fraternel avec le cœur du vivant.
Si la terre n'est pas divinisée, elle n'est plus habitable, car elle cesse d'être le trône de la divinité. La divinisation de la terre est toujours à recommencer ; rien de plus fragile, rien de plus précieux.
La science du Moyen Âge, celle que pratiquèrent les Maîtres d’Œuvre, ne se veut pas théorique. La théorie est bavarde, gratuite ; seul compte un empirisme noble, où la main et l'esprit travaillent ensemble. L'intelligence est comprise comme l'art de rassembler ce qui est épars, non comme la faculté perverse d'analyser et de dissociation.

Les textes les plus sûrs sont les Légendes, du latin legendia, « ce qui doit être lu ». Par une curieuse, et souvent regrettable, inversion des valeurs, nous croyons souvent aujourd'hui que la légende concerne le domaine de l'irréel alors qu'au contraire, elle nous parle du plus réel, du symbole.

L'homme du Moyen Âge des cathédrales ne fait pas « son » art. Il remplit un devoir de sacralisation, il ennoblit la plus petite parcelle du réel. Car l'art dans lequel il intègre sa pensée est beaucoup plus que lui-même, beaucoup plus qu'un individu ; il représente la vision d'une communauté de l'intérieur.

L'idée la plus fausse, selon les constructeurs, est que le mal réside dans la matière. Seules des Églises moralisantes, des sectateurs déséquilibrés peuvent prétendre une pareille chose. Chacun sait que mépriser ou négliger la matière, c'est se rejeter soi-même, c'est nier tout principe d'harmonie.

Les savants qui se croient « objectifs » violent la nature. Le savant du Moyen Âge s'unit avec elle, accomplit un mariage sacré avec les signes tangibles que la divinité a placés sur son chemin.

Le Moyen Âge, comme les civilisations traditionnelles, pense qu'il n'y a pas de tâche plus vitale que de concilier l'immuable et le mouvant, de réussir la « conciliation des contraires », qui est le premier pas de l'initiation, la première opération du Grand Œuvre alchimique. En cas d'échec, l'homme se brise en « esprit » et en « matière », la société s'enfonce dans la politique, l'économie, les conflits internes où les hommes étouffent.

Ainsi faut-il construire sur la terre des temples, des cathédrales, des Notre-Dame afin que le monde d'en bas soit en correspondance avec le monde d'en haut. Ainsi, chacun aura devant les yeux une image de l'architecture secrète du monde et pourra consacrer sa vie à le déchiffrer.

La lumière qui se trouve là ne se rencontre nulle part ailleurs ; dans la cathédrale, on ne détruit pas, on transforme tout ce qui se présente par le processus de la transmutation alchimique. Il n'y a plus de puissant et de faible, de grand et de petit ; sous les voûtes de la Notre-Dame, c'est l'essentiel d'un être qui se révèle. (...)
Si la naissance de la cathédrale est le fait des bâtisseurs, son existence quotidienne est placée sous la responsabilité de tous.

Si, à partir du XVI° siècle, l’église s'est enfoncée dans l'ennui et dans la grisaille, si elle s'est coupée du monde des bâtisseurs, de l'initiation et de la symbolique, c'est parce qu'elle ne sait plus rire d'elle-même. En se prenant au sérieux, elle a oublié des valeurs fondamentales.

Chaque lieu saint est, selon la formule de Lehmann, un « laboratoire d 'énergie universelle  ».

« En effet, c'est une chose réellement admirable que, dans sa petitesse, l'église soit semblable au vaste monde. »

Ne confondons surtout pas l'initiation avec l'acquisition de pouvoirs personnels. Les chapiteaux du Moyen Âge nous mettent clairement en garde contre cette tendance qui égare tant de chercheurs.

Quand les Maîtres d’Œuvre construisaient des églises chrétiennes sur les ruines de temples païens, ils vivaient l'âme de la Tradition qui intègre tout et ne détruit rien.

Les symboles sont les lampes sur notre route, les étoiles qui nous guideront pour sortir d'une existence anarchique et devenir un homme nouveau, une pierre de la cathédrale qui s'édifiera jusqu'à la fin des temps.

Il serait regrettable de regarder l'art médiéval à la manière du touriste trop pressé, qui passe dans sa propre existence sans y prendre garde, ou de l'érudit qui refuse toute perception sensible.

 

Pour terminer sur une note plus légère ; je vous parlais des boîtes à livres et des synchronicités : voici ma dernière trouvaille lors d'un petit troc  ;
« Anthologie de la poésie française » de Georges Pompidou,
qui rappelons-le, était agrégé de Lettres (même que mon père l'avait eu comme professeur de latin à Henri IV ; ça ne s'invente pas !). Un livre à garder.
Pour les temps actuels et à venir ; on a besoin de fraîcheur enfantine pour nous préserver de la corruption, de poésie pour nous préserver du découragement, et d'activités manuelles et de Nature pour nous préserver du stress et de la colère ; on rajoutera une bonne grosse dose d'humour pour ne pas se prendre au sérieux ou dramatiser pour rester créatifs : l'indispensable panoplie du Castor Junior !!!

Bonne lecture et bonne cogitation à vous   :)

À vrai dire, les vers ne sont qu'une des multiples expressions possibles de la poésie. Celle-ci est ou peut se trouver partout. Dans un roman comme dans un tableau, dans un paysage comme dans les êtres eux-mêmes, se manifeste parfois je ne sais quelle puissance de rêve, parfois encore une pénétration singulière, une sorte de plongée dans les profondeurs, provoquant chez le lecteur ou le spectateur une joie mélancolique, une tristesse complaisante ou désespérée, ou encore une jubilation soudaine, qui sont quelques-uns des effets de la beauté poétique.

Anthologie de la poésie française - Georges Pompidou

 

PS  : niveau travail  ; un livre de psychologie passionnant en cours d'illustration à découvrir dans quelques mois, et le peaufinage de mes projets d'édition avant de démarcher les éditeurs ; il faut bien se lancer à un moment ou à un autre, c'est imminent... À suivre donc.

Publié dans COUPS DE COEUR

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