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211 articles avec coups de coeur

CONFINÉS COMME DES CLOCHES (de Pâques)

Publié le par severine

Voilà c'est Pâques, une jolie symbolique de Renaissance proche, et comme on est au printemps, cela me fait penser à la métaphore des papillons ; la Nature est riche en enseignements, si on veut bien les voir (la Nature qui déroule ses merveilles en face de mes fenêtres dans le grand parc, et dans la forêt qui l'entoure, raaa, on touche avec les yeux comme on dit !).

Les papillons pondent des petits œufs d'où sortent des chenilles, qui s'enrouleront en chrysalide pour en ressortir, entre 2 semaines à plusieurs mois (selon les conditions extérieures), sous forme de papillons. Même si ça ne se voit pas, ça travaille et ça se transforme à l'intérieur, et pour intégrer vraiment les transformations, il faut que ça dure le temps nécessaire. Ça vous rappelle quelque chose ?! Le changement collectif passe par le changement individuel, alors réjouissons-nous ; on prépare l'avenir.

 

Le confinement va bon train ; les morceaux de sucre de Mary Poppins fleurissent au quotidien. Mon confinement est aussi studieux ; mise à jour de l'ordinateur juste avant le confinement (ça s'appelle avoir du bol), je découvre les versions 2020 de mes logiciels professionnels, qui ont bien évolué en 18 ans (…). J'ai plus paniqué pour ça que pour le covid 19 ! J'ai donc dû reprendre les 120 fichiers de mon gros projet d'édition. Pas de hasard, il est mieux grâce aux nouveaux outils !

Fin de semaine prochaine je pourrai me remettre à l'aquarelle (3 ans sans en faire, ouïlle si on me passe une commande), au jardinage (boutures et cocoonage d'après l'hiver), et à la lecture d'un livre de circonstance, drôle et tendre à la fois : "la maison de papier" de Françoise Mallet-Joris ; je n'ai pas assez avancé la lecture pour en parler maintenant, à suivre donc. Niveau sport : ménage, et laver le linge à la main (laverie fermée car gérant parisien, la blagounette).

 

D'expérience (bientôt 19 ans de travail solitaire à domicile, dont 11 ans dans 23m2 sur Paris, on a le temps de cogiter), ce n'est pas toujours simple d'être "confiné", surtout quand on débute !

C'est la rencontre avec soi (à son contact ou au contact des colocs de confinement) qui n'est pas simple ; la fameuse (re)découverte des zones où ça grattouille et où ça peut faire bobo, tous les trucs qu'on glisse sous le tapis pour ne pas les voir.

Les sorties et les divertissements c'est bien, mais si c'est pour se fuir ou fuir ce qui nous dérange, ça ne règle rien à long terme, au contraire.

Pourquoi est-ce important de se rencontrer ? #ma-vie-de-bigorneau, #ma-vie-est-mon-Royaume :

pour connaître ses failles, et baser sa force dessus (connaître ses limites permet des prises de risques calculées, et permet de se dépasser dans les situations difficiles, en s'en remettant à quelque chose de plus Grand ; la résilience et le courage naissent de ça. Les femmes connaissent bien ce processus).

Se rencontrer est important pour découvrir ses ressources intérieures, trouver comment les nourrir, et comprendre qu'on peut compter sur soi en cas de pépins (être son meilleur ami au lieu de son pire saboteur). Mieux vaut apprendre à bien vivre avec soi, pour bien vivre avec les autres.

 

Le truc étant de ne pas tomber dans l'excès inverse ; au lieu de la fuite, se tourner autour du nombril façon manège de fête foraine... Dans ces cas là, on peut prendre en temps de confinement les sorties de secours intérieures qui permettent de "s'oublier" un moment, en se dissolvant dans une activité manuelle ou culturelle : lire un roman, écouter ou jouer de la musique, bricoler, jardiner, cuisiner, faire son ménage, faire un puzzle, tricoter, etc. Des activités qui demandent du temps et de la patience (les travaux de précision calment les angoisses).

 

On repart d'autant mieux après, parce qu'on aura utilisé l'énergie obsédante du manège pour s'adonner à une activité où l'on sera en état "d'auto-hypnose", donc de détente (on connaît bien ça dans mon métier). C'est souvent dans cet état que les idées et les réponses arrivent d'ailleurs, parce qu'on a mis le cerveau sur "off".

 

Et quand la vie n'est pas simple, à défaut de pouvoir changer les choses rapidement, on peut changer sa vision des choses (ce qui peut transformer ces dernières), et vivre dans l'instant, un moment après l'autre ; ce qui a l'avantage de gommer la notion du temps et d'éviter de s'en remettre une couche supplémentaire (devenir son meilleur ami plutôt que son meilleur saboteur).

 

Quant à l'ennui ; c'est un ami qui vous veut du bien : c'est quand on s'ennuie qu'on devient créatif ! Quand j'étais môme, les vacances d'été semblaient interminables ; on n'avait pas d'ordinateur, seulement 3 chaînes à la télé, mais on avait nos petites mains et notre petite caboche.

Du point de vue des adultes ; depuis 8 ans je n'ai pas de budget loisirs, du coup je dois m'inventer des loisirs gratuits ou presque : c'est comme ça que je me suis mise à la découverte de la faune et de la flore de mon lieu d'habitation, je me suis mise aux herbiers, j'ai développé mes connaissances en matière de plumes (10 ans de ptérophilie, 62 espèces !), je me suis mise au crochet, au jardinage en appartement (boutures, noyaux, graines, trocs), j'ai développé les gestes écologiques au quotidien, je fabrique au lieu d'acheter, etc, et tout ça, je peux le partager  :) Rien n'est plus satisfaisant que d'apprendre à faire de nouvelles choses ! Les placards et les tiroirs regorgent de merveilles à transformer, et le web de tutoriels... Tout le monde peut s'y mettre ; nos arrières-grands parents vivaient comme ça ; on ne sait plus rien faire de nos 10 doigts en comparaison avec eux.

 

Et pour se donner du courage quand on a la tête dans le guidon ; personnellement je commence toujours la journée par une chose qui me fait du bien (chronique radio, musique classique, 1 rang de crochet, une réussite, lire quelques pages d'un livre, etc) pour éviter la sensation de frustration, et je laisse toujours chez moi, installés sur une table basse : un livre à lire, un ouvrage commencé, une théière, un joli jeu de cartes, une jolie déco. On peut aussi laisser un livre de cuisine ;) C'est la carotte après l'effort, et puis c'est important d'avoir des projets, aussi petits soient-ils ! (Je fais aussi des listes de souhaits, de choses que j'aimerais apprendre ou essayer : c'est bien motivant !).

 

Et pourquoi découvrir ses ressources me direz-vous ?

Je vais revenir à la Nature pour exposer mon avis ; la Nature est d'une intelligence folle : tout est conçu pour préserver et nourrir la Vie, grâce un système cyclique où les fonctionnements des uns et des autres sont indissociables. Tout et tous sont utiles à la Vie et utiles les uns aux autres. Le mauvais élève de l'affaire, soyons honnêtes, c'est l'être humain ^^ L'ado infernal qui refuse de s'assujettir au cycle, et du coup on le prive de sortie (pour son bien) pour ranger sa chambre et réfléchir un peu.

Force est de constater que la Nature reprend vigueur sans nous en ce moment ; c'est son message d'espoir : si on fait un pas vers le juste milieu, elle pourra en faire 10 pour se remettre. La Nature avait besoin de vacances...

Si tout le monde consommait comme un français, les ressources de 3 planètes seraient nécessaires à la collectivité chaque année... Il n'est donc pas question de sacrifice, mais plutôt de raison garder, étant donné qu'on use trop de tout. Cela nous permettra de devenir utiles à la Vie, au Vivant, ce qu'on ne sait plus être à l'heure actuelle. À chacun de trouver sa façon d'être utile à la Vie, à différents niveaux.

En 10 années, j'ai complètement changé de vie et de façon de voir les choses, jusqu'à mon alimentation (10 ans de végétarisme) ; ça ne s'est pas toujours fait dans la douceur et la facilité, mais aujourd'hui, je comprends la nécessité des difficultés passées pour intégrer définitivement les changements, et je ne regrette pas. La vie ne cherche pas à nous punir, juste à nous éloigner des fonctionnements qui nous limitent et qui ne vont pas dans le sens de notre épanouissement (le vrai) ; et quand on ne veut pas voir ou comprendre, elle n'a pas d'autre choix que de parler plus fort pour se faire entendre...

C'est là que la philosophie de Mary Poppins peut tout changer ; Mary Poppins est disciplinée, avec ludisme, et ça se diffuse autour d'elle ! Revoyez ce film, encore et encore.

 

Après la minute cogitation : quelques petits morceaux de sucre de Mary Poppins justement, pour agrémenter cette période : cliquez sur les vignettes en début de paragraphes ou sur les liens présents dans le texte :

 

Un article de plus, où sont relatés les bienfaits niveau santé (physique et mentale) liés à la pratique du crochet et du tricot ! Je rajouterai qu'en période difficile, voir qu'on est capable de concrétiser quelque chose dans la matière, même si c'est juste un mini amigurumi, est plus que rassurant quant à ses capacités d'action. Parfois la seule chose à faire est de laisser les conditions extérieures redevenir propices (tout en faisant ce qu'on a à faire). Tout s'arrange un jour ou l'autre, si on sait être patient et confiant.

Pour accompagner l'apprentissage ornithologique de base, la LPO a lancé un comptage quotidien des oiseaux des jardins (10 min par jour) pour la période de confinement ! En plus des 2 comptages annuels du printemps et de l'hiver, les données rassemblées permettront d'élaborer une carte des espèces en France pour cette année. Les hirondelles rustiques sont de retour ici depuis le 7 avril, on attend le coucou, et les seigneurs du ciel et de la saison estivale : les martinets noirs ! (fascinantes petites bêtes !!!)

Un peu de poésie, parce que c'est tout doux, et riche en sagesse. On commencera avec une émission radiophonique sur la vie de Maurice Carême, dont certains trouvent la poésie facile : que nenni ! Arriver à la simplicité est la chose la plus difficile au monde ; c'est l'épuration extrême pour arriver au Cœur du fruit, soient les graines ou le noyau, là ou se love la substantifique moelle de la Vie... Et c'est savoureux, et compréhensible par tous  :) Je remets aussi le lien vers la lecture des extraits des "lettres à un jeune poète" de Rilke, par Guillaume Gallienne, pour la profondeur. Cela me semble être une bonne période pour réécouter ça.

Pour les petits d'hommes, on peut podcaster la lecture des "aventures de Mowgli" de Rudyard Kipling par Jacques Gamblin ; une jolie histoire à méditer elle aussi, par les grands et les petits. Le coloriage qui va avec est ici, et d'autres fictions jeunesse France culture sont là.

Pour celles et ceux qui se sentent attirés par le bricolage : un lien vers une émission radiophonique qui parlait de ça, avec passion, en employant des métaphores alchimiques, excellent ! Un vrai régal pour les oreilles et le moral ; si vous ne vous y mettez pas après ça... !

Un petit truc sympa, découvert il y a peu sur le site de France inter : une vidéo de "conseils en confinement" réalisée par les sœurs d'une abbaye  ^^  J'ai pris mes distances avec la religion depuis longtemps, mais ces femmes sont rayonnantes, pétillantes, et leurs conseils sont plus que judicieux ; je confirme l'importance et la petite magie des détails, et l'importance de l'équilibre entre travail intellectuel et travail manuel. Elles ont une belle créativité et une belle fraîcheur, ça fait plaisir à voir.

Pour le plaisir : un de mes passages préférés du film "le fabuleux destin d'Amélie Poulain" ; à revoir en ce moment pour garder le sourire ! C'est le fameux film sur les choses simples de la vie à la sortie duquel on avait tous envie de faire des big hugs à la terre entière, vous vous souvenez ? Pour celles et ceux qui ne sont pas parisiens ; il y a en effet sur Paris un petit monsieur aveugle, à lunettes noires et gabardine beige, qui diffuse des disques vinyles vintage (Brassens, etc) dans les couloirs du métro (avec autorisation de la ratp). Je l'ai vu pendant des années, je ne sais pas si on le croise encore, ayant quitté la capitale en 2012. Quelqu'un sait ?

Pour les cages à miel : des chansons tendres, souriantes, pleines d'espoir, ou vectrices de "la super patate" ! 5 minutes à fond à la maison, on peut se le permettre une fois par jour, ça fera rire les voisins : Chanson1, chanson2, chanson3, chanson4, chanson5, chanson6, chanson7, chanson8, chanson9.

Et pour se défouler en riant : le meilleur des baffes lancées par Miss Piggy du Muppet Show ! On ne s'en lasse pas, et quand on pense que c'est Franck Oz qui donne vie à Piggy dans la version originale, c'est encore plus drôle ^^ On se lâche vraiment derrière une marionnette !!! Et puis un extrait d'une pièce de théâtre hilarante, à revoir sans fin : Surprise ! Et 2 chanson humoristiques qui décoiffent : et d'une, et de deux !

 

LA MINUTE LAINE : pour vous mettre au crochet avec des tutos vidéos bien clairs (mieux que ceux de mon dernier article), cliquez sur les vignettes ci-dessous :

 

Quelques pensées agréables à garder à l'esprit pour terminer :

* Tout a un sens, même s'il peut nous dépasser par moments, et on peut tirer bénéfice (apprentissage) de toutes les situations.

* Les parcs et jardins n'auront pas été tondus : ils déborderont de fleurs et de graminées !

* Et comme tout le monde aura fait du tri et du jardinage chez lui : les prochains vide-grenier et trocs aux plantes de fin d'année tiendront de la caverne d'Ali Baba :0) (oui de fin d'année : le retour à la vie "normale", qui devra être différente de celle d'avant, prendra du temps, autant s'y préparer, et tout se passera bien, grâce à la patience).

 

Passez de douces et lumineuses Fêtes de Pâques,
tenez bon, tenez doux, faites confiance (à vous, à la Vie),

et de nouveau : MERCI, à tous les "invisibles", tous les soignants,
et tous les "skypers" radiophoniques culture et détente, qui font que
le monde continue à tourner, et à rêver (indispensable pour avancer).
heart

Publié dans COUPS DE COEUR

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POUR VOUS DES FLEURS

Publié le par severine

Malgré la situation étrange que nous vivons en ce moment, n'oublions pas que vendredi ce sera le printemps, mais pas que : ce sera aussi le jour du Conte ! En voilà un chouette programme !

Pour accéder à un espace de Vie illimité dans un cadre de vie limité ; on va faire comme les héroïnes romantiques anglaises de mon petit panthéon britannique : on va tricoter du rêve, malgré tout, et semer des petits morceaux de sucre de Mary Poppins au fil des jours pour ne pas perdre notre chemin.

Rappelons que la vie c'est 95% de quotidien, 95% de vie qu'on vit souvent comme un robot : l'opportunité de nous réapproprier 95% de notre vie nous est offerte par cette petite chose invisible envoyée par la Nature (qui va pouvoir se reposer un peu pendant qu'on réfléchira et qu'on fera un peu de rangement dans nos "intérieurs").

Gérer sa vie depuis son petit nid est sans doute plus facile pour les illustrateurs, qui avouons-le, ont des vies de petits bigorneaux. Mais je vous garantis que cette expérience sera plus qu'enrichissante, pour tous : on a plus de ressources et de créativité qu'on imagine, et c'est souvent face aux contraintes qu'on les découvre, avec un certain émerveillement et une certaine satisfaction.

 

Pour puiser un peu de douceur, d'inspiration, de courage ou de joie, voici un petit bouquet de chosettes de circonstance, pour patienter et faire des pauses, en attendant de pouvoir gambader joyeusement dans les herbes folles ! Ce qu'il y a de bien dans l'attente et le retard, c'est qu'on apprend à apprécier la vraie valeur des choses, et quand on connaît la vraie valeur des choses, on est plus à même de ne pas les abîmer. Ce qui in fine est du temps de gagné, plutôt que du temps perdu.

 

 

Comme d'habitude, cliquez sur les vignettes en tête de paragraphes, ou dans les liens présents dans le texte :

 

On commence avec de la jolie musique de saison, the lark ascending de Ralph Vaughan Williams (1872-1958) ; un morceau divinement anglais, léger, lyrique, poétique, où danse une alouette (lark) dans le ciel du printemps... De jolis airs traditionnels ne sont pas tombés dans l'oubli grâce à des compositeurs comme Vaughan Williams : on lui doit par exemple une Fantasia on Greensleeves, morceau tout aussi printanier, d'auteur anonyme (d'après Jordi Savall, "anonyme" sous entendrait composé par une femme...), sans doute une des plus jolies mélodies au monde, et sous la direction de Leonard Bernstein ; c'est tripale !!!

Tant qu'on est dans la musique classique, j'ai entendu que le site web de l'Opéra proposait d'avoir gratuitement accès à ses captations pendant le confinement ; ça peut être sympa de goûter à ça avec les plus jeunes, surtout que l'opéra, c'est pas cadeau comme on dit, alors autant en profiter !

Encore une musicienne, qui œuvre elle aussi à préserver de l'oubli un certain nombre d'airs traditionnels : Loreena McKennitt (canadienne d'origine irlandaise) ! On va faire d'une pierre deux coups, avec un magnifique poème de l'irlandais W.B. Yeats qu'elle a divinement mis en musique : The stolen child. Sur la vidéo on peut lire le poème en question. On pourra penser aussi à the Mummers' dance, chanson basée elle aussi sur une mélodie traditionnelle liée aux saltimbanques ("mummers"). Cette Femme est d'un charisme et d'une modestie qui me scotchent, sa musique est un cadeau, quelle chance on a, wah !

On reste dans la musique, avec un tube cultissime à ne pas oublier de Ray Ventura (1908-1979) et ses collégiens (oui c'est pas jeune, mais c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes). Ça c'est pour se donner la patate en cas de coup de mou, et ça plaira aux enfants en plus, c'est obligé  ^^

Et tant qu'on est dans le printemps, je rajoute un autre tube cultissime pour le plaisir, petite fleur de Sydney Bechett ; plus nostalgique, mais à consommer sans modération pour du tout doux !

On revient à la poésie, avec un poème de Théophile Gautier (1811-1872) que j'adore (même s'il n'aimait pas George Sand : c'est pô bien !). Ce que j'aime dans ce genre de poème, c'est qu'on sent que le poète a passé des heures à contempler la nature dans le moindre petit détail, en s'inventant plein d'histoires pendant ses contemplations, comme les mômes ! C'est si bon  :)

Rappelons que le thèmes du printemps des poètes est "le courage". Thème choisi l'an dernier... Quand je vous dis que les poètes ont une longueur d'avance sur les autres, cqfd.

Comme le 20 mars sera aussi le jour du conte, les fleurs serviront de transition, avec un joli conte d'Andersen (1805-1875) à écouter, les fleurs de la petite Ida ; un de mes préférés de lui ! Ses contes les plus connus sont loin d'être les plus intéressants ou les plus heureux (à croire qu'on les choisissait exprès pour traumatiser les enfants...). Quel rapport avec la vignette me direz-vous ? Eh bien la vignette représente un des nombreux papiers découpés qu'Andersen réalisait spontanément en racontant ses histoires aux enfants ! Il avait un talent fou et une grande sagesse cet homme là. 7 jolis contes d'Andersen que j'adore : ici, ici, ici, , , et .

Tant qu'on est dans les contes, vous pouvez podcaster des contes d'auteurs sur OLI de France inter, des contes traditionnels sur Radio Classique, et des épisodes de Tintin sur France Culture !

On passe maintenant du conte à un conteur, et pas des moindres : Henri Gougaud (qui écrit aussi délicieusement qu'il conte). Là c'est une petite réflexion sur le sens ; trouver ou donner du sens pour ne pas "mourir de faim de sens", et on en a bien besoin de sens en ce moment, de bon sens surtout, dans tous les sens du terme. À chacun de trouver ou de donner du sens à ce qu'il vit.

Encore un conteur, mais un conteur-peintre ! C'est un extrait de Klimbo (Kliment Dentchev, 1939-2009), un programme jeunesse du Canada qui passait en France pendant les Fêtes de fin d'année quand j'étais gamine : ce peintre bulgare à l'accent québécois racontait de jolies histoires tout en peignant sur une vitre placée devant lui : le rêve ! Je me rappelle d'un petit garçon qui se promenait sur les chemins avec sa "compagne campagne". Qui s'en souvient ?

Tant qu'on est dans la peinture et les belles histoires ; on fera un petit tour chez les Fées, plus exactement dans le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare (le printemps porte le germe de l'été), avec une version animée magiquissime sortie de l'imagination de Jiri Trnka (1912-1969), un célèbre illustrateur tchèque qui a réalisé tout un tas de jolis films d'animation, comme Prince Bayaya. Sa Titania est trop mignonnette, avec sa traîne constellée de petites fleurs qui sourient... Une pure merveille de poésie.

Les dessins du monsieur sont tout aussi fantastiques ; j'ai la chance d'avoir trouvé les contes d'Andersen illustrés par lui pour une bouchée de pain chez Boulinier (édités chez Gründ), c'est si doux ! Certains hommes à l'allure de gros nounours sont des montagnes de sensibilité et de douceur ; comme quoi ce n'est pas incompatible, cqfd n°2.

On part maintenant en Russie, pour découvrir un joli court-métrage d'animation qui vous fera redécouvrir la pluie, l’Élément de saison qui arrive sans prévenir pour donner vie à des merveilles. Je pense que ce sont ces mêmes auteurs qui ont réalisé le court-métrage sur le vent que j'aime tant, les personnages fantastiques y ont la même aura diaphane et mélancolique, c'est très, très joli tout ça : ça réenchante le monde !

Comme on n'est pas loin de Pâques et de la saison des pique-niques ; on fera d'une pierre deux coups avec un court métrage de Jim Henson (1936-1990) où une colonie de lapinous prépare un grand pique-nique annuel : The bunny picnic ! Rien n'y manque, pas même le conteur ambulant ou la grand-mère qui cuisine des pickles ^^ Un spectacle plus que réjouissant, profond, ponctué de jolies ritournelles (très loin des chansons gnangnan et dégoulinantes de certains Disney). Et puis il y a Bean le lapin !

Pour ceux qui n'ont pas peur de l'anglais (simple car jeunesse), il y a aussi les Rankin & Bass de Pâques, que Jim Henson a dû voir ; on y retrouve le même esprit frais, profond et lumineux : (re)découvrez Here comes Peter Cottontail et The Easter Bunny is comin' to town.

Et pour le plaisir des yeux : le plaisir désuet des vieilles cartes postales fleuries d'autrefois ! On se s'en lasse pas, ça serait chouette qu'on en réédite des comme ça, ça donnerait envie d'en envoyer.

Images trouvées sur le moteur de recherche Écosia : celui qui plante des arbres à chaque recherche.

Pour sourire ou rire un bon coup, je terminerai par une série de surprises : cliquez pour les découvrir, et savourez pleinement !!! Surprise 1, Surprise 2, Surprise 3, Surprise 4, Surprise 5, Surprise 6 , Surprise 7 ! Parce que c'est encore l'humour couillon et frais qui fait le plus rire  ^^

Comme c'est le moment idéal pour se (re)mettre au crochet ou au tricot, ou pour transmettre ce savoir-faire, j'ajoute 5 nouveaux liens vers des contenus bien inspirants, dont un court-métrage de Pixar, qui vaut tous les bouquins psycho du monde ! Je remets aussi MochiMochiLand, parce que c'est irrésistible (les petits morses de la St Valentin, rooo)... L'avantage des carrés granny, c'est qu'on apprend vite tout un tas de points en en faisant, et une fois qu'on les connaît, on peut se lâcher ! Cliquez sur les vignettes ci-dessus !

 

Quelques idées en vrac pour le confinement :

 

  • Pour occuper les petits loups en cage en appartement, vous pouvez farfouiller dans mes cahiers de coloriages-découpages-bricolages réalisés pour Hugo l'escargot entre 2009 et 2018. Le calendrier 2016 des petites choses peut se révéler utile en ce moment ; retrouvez le pdf accompagnant ici, il n'a toujours pas été remis en ligne sur Hugo, mais je ne leur enlève pas le pain de la bouche, je ne l'ai pas facturé ^^ Servez-vous en ! Celui des petits trésors, de l'hiver, du printemps et d'Hanami pourront bien vous accompagner aussi. Il y a Pâques aussi à préparer (poussins en pompons, œufs peints, fleurs en papier, etc).

     

  • Niveau repas : pourquoi ne pas organiser un pique-nique dans le salon sur une nappe posée au sol, ou confier chaque jour aux enfants le soin de décorer joliment la table (ce qui peut les occuper une journée) ? On pourra aussi cuisiner un WE en famille, avec des plats simples à réaliser, apprendre à dresser un plat de crudités comme un mandala, faire des fleurs avec des radis (trempés dans l'eau chaude après la coupe), etc. On peut simplement allumer une petite bougie photophore pour un peu de rêve aussi, et diffuser une jolie musique en fond sonore. Et on dégage les écrans à table svp.

     

  • Un samedi jardinage sur le balcon ou sur un plaid peut être sympa aussi, en respectant les phases de la lune pour que ça marche mieux.

     

  • On peut aussi lire ou relire de jolis livres ou de jolies histoires, et fabriquer des carnets pour recopier des citations, des poèmes, qu'on agrémentera de collages, ou encore réaliser un carnet "sel de la vie" comme le livre de Françoise Héritier, ou un journal de bord de sa période de confinement, où on notera tous les petits morceaux de sucre de Mary Poppins de la journée, tout ce qu'on aura appris de nouveau, etc : ça peut être un jeu avec les enfants en fin de journée pour positiver et mieux faire dodo, le champ des possibles est vaste !

     

  • On peut aussi ressortir de vieux jeux de société (tangram, osselets, billes, mikado, dominos, etc), faire des réussites avec de vraies cartes et non sur une tablette, faire un château de cartes aussi pour l'agilité et la patience, des puzzles, etc.

     

  • On peut faire du tri dans ses affaires (pour un futur vide-grenier) et se fabriquer une boîte à trésors par la même occasion, comme Saint-Exupéry et sa malle à souvenirs dans laquelle il farfouillait régulièrement : ces boîtes sont de vrais baumes et de véritables sources d'inspiration, l'occasion de raconter l'histoire de chaque objet  :)

     

  • On peut aussi en profiter pour apprendre à reconnaître les oiseaux et leurs chants, on peut les observer et les écouter à la fenêtre (l'occasion de bien aérer, très important pour le cerveau), on peut aussi observer l'installation du printemps en regardant par la fenêtre : les feuilles, la lumière, les bruits, les parfums, les fleurs, le retour des hirondelles, le coucou, etc, selon l'endroit où l'on vit, et noter le tout, comme un naturaliste. Les plantes à la maison se réveillent aussi !

     

  • Et puis on peut se mettre au bricolage, bricolage récup' écolo comme fabriquer sa lessive, son dentifrice, ses cotons à démaquiller avec de vieilles fringues, ses sacs à course avec de vieux débardeurs, crocheter ses tawashis, faire des doudous avec des chaussettes, faire des boutures pour les futurs trocs aux plantes ou pour offrir, etc.

     

  • Niveau cohabitation, bon, moi je suis "seule" (on n'est jamais seul, rien que les plantes, on les sent !), si chacun arrive à gérer sans s'écharper, c'est un super entraînement pour mieux communiquer entre nations !!! C'est comme un test en labo avant le test à grande échelle ^^ Les enfants d'une amie font chaque semaine un cercle indien avec un bâton de parole pour que chacun s'exprime, sans être coupé par un autre ; ça peut être sympa à mettre en place et très utile, d'autant plus que le côté indien plaira à tout le monde (vous pouvez même vous trouver un nom indien). Laissez aux enfants le soin de fabriquer un bâton de parole. Pour lâcher les soupapes, pourquoi pas 5 min de bataille de polochons, de chant de chansons rigolotes, ou de match de boxe entre deux doudous ! Faire parler les doudous c'est bien aussi pour faire parler les enfants et les grands (et puis c'est rigolo de prendre des voix forcées de doudous). Penser CNV aussi (communication non violente) : parler plutôt de ce qu'on ressent avec l'emploi du "je", plutôt que de partir sur un "tu" accusateur. Repenser aux livres sur les émotions de Catherine Aimelet-Perissol peut aider aussi : derrière chaque émotion il y a un besoin ; si on y pense, on sort plus facilement de l'émotion pour répondre au besoin par autre chose que l'émotion, c'est révolutionnaire cette vision des choses. Et puis penser aussi que le cerveau des enfants n'est pas suffisamment développé pour gérer les émotions (il est ok vers 21-25 ans), et que l'émotion leur permet de retrouver un équilibre physique, courage, c'est chaud parfois avec les minipouces.

Voilà ! Sur ce, je vous offre un petit bouquet de violettes d'ici, les violettes odorantes de début mars, particulièrement énormes cette année et au parfum délicieusement sucré, pour vous accompagner pendant cette période (elles ne se faneront pas celles-là). Sachant qu'on peut tirer bénéfice de toutes les situations ! Bonne redécouverte de vous, des autres, de vos intérieurs, de vos ressources personnelles, de vos vies, de vos rêves et de vos envies. Quand on se retrouve en situation de limitation, on apprend à voir ce qu'on a, et à être reconnaissant pour ça ; ce simple état de fait suffit souvent à dissoudre les envies qui n'en sont pas. Connaître la vraie valeur des choses est une richesse et un atout de taille. Mieux vaut focaliser sur ce qu'on a plutôt que sur ce dont on imagine manquer. Un juste et heureux milieu peut être à la portée de tous.

Pensée spéciale à tous ceux qui œuvrent sur le terrain niveau sanitaire, et à ceux qui œuvrent pour que la vie continue (les petits qu'on ne voyait plus). Merci aussi à tous ceux qui partagent du +++ via le web, la radio, etc, depuis chez eux : c'est très artisanal, spontané, bien chaleureux et tout doux tout ça ! heart

Big Hugs sans microbes, et faisons preuve de civisme et de sérieux, tout en gardant un cœur et des yeux d'enfants (responsables)   :)

Publié dans COUPS DE COEUR

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COURAGE, VIVONS !

Publié le par severine

Double événement comme chaque année à cette période ;

le Printemps des Poètes, du 7 au 23 Mars, et la journée des droits des femmes, le 8 mars. Ce sera d'autant plus aisé de lier les deux cette année étant donné que le thème du Printemps des Poètes 2020 est le Courage ; "femme courageuse" : pléonasme ! (sachant qu'il y a toujours des exceptions qui confirment la règle, nous sommes d'accord).

 

Le courage... Ce n'est pas uniquement être à l'origine de gestes héroïques ; c'est aussi pour beaucoup de femmes d'autres temps ou d'autres latitudes, vivre malgré tout.

Vivre sans espace pour exister au sein d'une société (sauf celui de potiche, de tirelire, de poule pondeuse, d'esclave ou de pâtisserie), en se créant son propre espace pour Être, quand tant d'autres (hommes ou femmes) se contentaient de paraître.

 

Cette année, sur fond mélancolique de Brexit, j'ai envie de rendre hommage à des héroïnes anglaises, réelles ou de fiction.

Des héroïnes réelles comme ces auteures qui écrivaient en cachette ou publiaient leurs écrits sous pseudonymes masculins, ces auteures qui à défaut de dot ont vécu une vie affective ou une vie plus juste à travers leurs œuvres, permettant ainsi aux mentalités d'évoluer. Ces auteures qui malgré des deuils et des santés fragiles ont continué à pratiquer leur art comme un baume, jusqu'à la mort, nous léguant des créations imprégnées de la substantifique moelle de leur Vie. Et des héroïnes de fiction ; prolongations de leurs auteures, qui parvenaient à faire fondre les diktats du patriarcat et des bonnes convenances jusqu'à la concrétisation de leurs aspirations profondes, jusqu'à l'accès au Graal de l'épanouissement qui guérit et mène à la félicité de tous (avec, comme par hasard, l'aide de la vie qui va dans leur sens).

 

Voici donc mon petit panthéon féminin britannique ; auréolé d'un romantisme que j'assume totalement ! Un peu de romantisme ne fait pas de mal par les temps qui courent.

 

Chaque paragraphe contient des liens vers la biographie ou le travail de l'héroïne concernée.

C'est toujours intéressant de farfouiller un peu dans la vie de ces femmes ; il y a malheureusement souvent des événements tragiques, mais chacune assumait de vivre pleinement son unicité, dans la modestie et la discrétion, ce qui a, étrangement ou pas, permis qu'on parle encore d'elles aujourd'hui.

Jane Austen (1775-1817) écrivait en cachette et publiait sous pseudonyme masculin ! Elle a pu gagner un peu de sous grâce à ses écrits bien qu'étant femme (femme brillante !), mais ne put épouser l'homme qui lui plaisait par faute de dot...

Auteure fétiche en Angleterre, elle est considérée comme la mère du roman moderne, excusez du peu ! Elle mourut assez jeune, des suites d'une maladie, en bonne romantique... J'avoue que je n'ai lu aucun de ses romans, mais j'ai été plus que touchée par le récit de sa vie, et par sa détermination à exister en projetant cette vie en avant à travers son art, à tel point qu'on parle encore d'elle aujourd'hui ! Elle pratiquait l'art d'être rebelle avec subtilité, en évoluant dans une société dont elle respectait les règles, tout en dérogeant à la règle ; le meilleur moyen d'amener ceux d'après à s'interroger sur leurs idées reçues... Admiration.

LES LIENS : la vie de Jane Austen, son œuvre en 4 émissions radiophoniques.

Je vais faire d'une pierre trois coups avec Jane Eyre de Charlotte Brontë (1816-1855), et son incarnation au cinéma par Charlotte Gainsbourg, moitié anglaise.

La vie de Charlotte Brontë fut parsemée de deuils, mais riche d'écrits personnels ou en fratrie.

Elle publia ses écrits sous pseudonyme masculin, elle aussi, et s'inspira de sa vie pour écrire Jane Eyre, jusqu'à la dureté des établissements éducatifs qui eurent raison de la vie de ses sœurs aînées.

Elle décéda jeune elle aussi, comme toute héroïne romantique qui se respecte.

Jane Eyre ; une des plus belles histoires d'amour littéraires, où l'intelligence, l'honnêteté, le courage et l'indépendance d'esprit d'une orpheline modeste (et qui dessine) la rendent digne d'amour malgré son siècle (amour réciproque et couronné après tant d'épreuves).

Qui pouvait mieux que Charlotte Gainsbourg incarner Jane Eyre à l'écran ?!

Un message aux jeunes filles d'aujourd'hui : la féminité et la puissance ont mille visages ; à chacune de trouver en soi ceux qui lui correspondent. Alors pas besoin de s'habiller, de se maquiller ou de se comporter comme Kim K.. La féminité et la puissance peuvent rayonner de l'intérieur, et puissance ne signifie pas aptitude à dominer les autres, mais aptitude à se conduire dans la vie. Merci Charlotte Gainsbourg !

LES LIENS : la biographie de Charlotte Brontë, son roman Jane Eyre, l'adaptation radiophonique du roman en 10 épisodes, la bande-annonce de l'adaptation cinématographique de 1996.

Tant qu'on est dans les films ; on continue avec FireLight (1997), inspiré de Jane Eyre sous certains aspects, où l'on découvre ce qu'une femme peut être amenée à faire pour sauver l'honneur de son père, et comment une gouvernante peut éduquer une (son) enfant, pour lui éviter le même sort, par le biais de cartes aquarellées... J'adore. L'Angleterre est le Royaume de l'aquarelle !

LES LIENS : le synopsis du film, un extrait.

Tant qu'on est dans les aquarelles ; célébrons Edith Holden (1871-1920), illustratrice et aquarelliste-naturaliste de grand talent, la meilleure pour moi, parce qu'elle peignait la flore et la faune de sa belle campagne anglaise, enrichies de l'amour qu'elle leur portait ; une merveille...

Fille de fabricants de couleurs, elle était aussi medium spirite.

The country diary of an Edwardian Lady, journal naturaliste de l'année 1906, a dépassé le million d'exemplaires vendus dans le monde ; là-bas c'est un cadeau incontournable à faire aux personnes aimées, à tel point que la vie d'Edith Holden fut adaptée en série télévisée !

Edith Holden est décédée à 50 ans, en cueillant des chattons de châtaignier sur les bords de la Tamise... Une fin digne d'une héroïne de roman.

LES LIENS : le site anglais dédié au livre, un article sur la série télévisée, la biographie d'Edith Holden.

Tant qu'on est dans la nature ; une jolie histoire, Le jardin secret de Frances Hodgson Burnett (1849-1924), où Mary Lennox, jeune orpheline, s'éveille à la Vie au contact de la Nature, avec un effet boule de neige sur son entourage ! C'est la jolie métaphore du jardin-vie à l'abandon qu'on défriche et cultive pour en faire un petit paradis intérieur... Fabuleuse petite Mary.

Évitez l'adaptation cinématographique de 2020 qui tue la poésie à grands coups d'effets spéciaux et de caméra volante ; préférez la version de 1993, avec la choupinette Kate Marbely ; une merveille d'authenticité ! Plus c'est simple, plus c'est poétique, cf la Belle et la Bête de Jean Cocteau.

LES LIENS : le roman, la bande-annonce du film de 1993, un extrait du film.

Tant qu'on est près des enfants ; on pensera à Mary Poppins ! Écrit par Pamela Lyndon Travers (1899-1996), une américaine certes, mais l'histoire se déroule en Angleterre.

Je préfère l'adaptation de Disney au roman, avec la féerique et pétillante Julie Andrews, anglaise elle-même !

Mary Poppins incarne toute la petite magie facétieuse et spontanée dont les femmes sont capables pour recadrer les situations et résoudre les problèmes. Poppins n'a pas besoin de militer pour le droit de vote avec Mme Banks ; elle est Fée, une Fée qui a intégré depuis longtemps son indépendance et sa force créatrice ; elle est sa propre patronne !

LES LIENS : un extrait du film, le roman.

Tant qu'on danse avec les Fées, les toutes petites femmes de l'Invisible ; je pense aux Fées de Cottingley, ces fameuses photos truquées de Fées prises par deux fillettes anglaises en 1917 (une des deux fillettes a cependant toujours prétendu que la 5° photo était vraie, jusqu'à sa mort...).

Vraie ou pas, je veux bien croire qu'il y a des Fées à Cottingley, et qu'elles jouaient avec des enfants ; comment et pourquoi se montrer à de vieux barbons... ?!

Un joli film raconte cette histoire, Fairy tale a true story ; un cocon de poésie dans l'esprit de l'adaptation cinématographique du Jardin secret. Les toutes petites Fées apaisent et rassurent par la poésie qu'elles rayonnent ; les 5 photos des Fées de Cottingley ont d'ailleurs eu ce même effet sur beaucoup de personnes, comme un baume après la guerre.

LES LIENS : la bande-annonce du film, un article sur la vente de clichés originaux en 2019, toute l'histoire.

Fées toujours, avec une auteure-illustratrice bien connue pour ses Fées des fleurs ; Cicely Mary Barker (1895-1973) ! Il y a quand même quelques femmes qui ont percé dans l'illustration en Angleterre à cette époque (on les cherche en France).

Sa santé plus que fragile et son immense modestie ne l'ont pas empêchée de publier très tôt ses dessins, eh oui ! Ses petits êtres ailés continuent à être publiés, plus que jamais j'ai envie de dire ; (re)découvrez-les avec délice, impossible de s'en lasser !

LES LIENS : la biographie de CMB, ses petites Fées à l'aquarelle.

Une autre auteure-illustratrice, à la pure sauce anglaise parfumée de cottage au jardin débordant de de roses trémières : Beatrix Potter (1866-1943), et sa petite ménagerie vêtue à la mode de l'époque !

Petite, j'avais Le tailleur de Gloucester, où des myriades de petites souris cousaient et brodaient, tout en se faufilant entre les tasses en porcelaine anglaise du vaisselier... Travail tout en finesse ! Beatrix Potter, dans toute sa modestie, disait qu'elle ne savait que reproduire des choses existantes en dessin...

Elle devait épouser son éditeur (mr Warne de Warne & Noble), qui décéda avant leur mariage... Encore un drame, encore la pratique artistique qui apaise puis gomme la solitude, avant le baume d'un nouveau mariage qui répara tout.

LES LIENS : un site dédié à Beatrix Potter et à son travail, l'adaptation cinématographique de sa vie (je ne l'ai pas vue, mais j'en ai eu de très bons échos !).

Et pour clore la visite de mon petit panthéon féminin britannique,

une héroïne de comédie musicale plutôt rigolote ; My Fair Lady (Pygmalion, 1914) !

On ne la présente plus : Eliza Doolittle, qui passe littéralement de la rue à la bonne société via l'apprentissage du langage et des bonnes manières à l'occasion d'un pari déplacé entre bonshommes... Pris à leur propre piège !

C'était très facile de dire que les femmes étaient niaises et grossières du temps où on leur interdisait toute forme d'éducation, ou du temps où l'éducation était réservée aux classes supérieures de la société...

Eliza fut incarnée à la scène par la Fée Julie Andrews, et à l'écran par la fragile Audrey Hepburn. Comme dans Mary Poppins, on est au temps des suffragettes !

LES LIENS : l'histoire de la comédie musicale et du film, un extrait de la comédie musicale, la bande-annonce de l'adaptation cinématographique.

On terminera par le Printemps des Poètes, et un poème de circonstance pour se détendre loin des messages anxiogènes du moment ; la poésie, la beauté, l'émerveillement, la nature et la fraîcheur sont les meilleurs remèdes aux bobos du cœur et de l'âme ; que la poésie et la tendresse soient avec vous, savourez pleinement tout ça, et pour prolonger le romantisme : ouvrez grands les yeux ; les violettes odorantes, si petites si discrètes mais si parfumées, pointent le bout de leurs pétales   :)

LES LIENS : le Printemps des Poètes 2020, un poème de François Cheng sur le Féminin.

 

Niveau illustration : j'aurai des choses à vous montrer fin avril, d'autres fin mai, et d'autres en septembre. À suivre.

                 

Publié dans COUPS DE COEUR

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RETROUVER LE FIL

Publié le par severine

Environ 120 feuilles A4 + 1/3 de crayon + 3 gommes mie de pain + 1 mois et 3 semaines = 188 dessins (environ 200 si je compte ceux qui ne me plaisaient pas et les modifications liées à toute commande) : record battu !

Rdv fin mai pour le résultat; du choupinou au menu, ce qui fait le plus grand bien après 1 an de dessins techniques pour les adultes (il y a des années comme ça).

 

À part ça, pour suivre l'évolution de la grande croisade des artistes-auteurs, cliquez sur la photo ci-contre pour en apprendre plus sur le fameux "rapport Racine", qui avait malencontreusement été égaré par le ministère de la culture... Il y est question de BD, mais c'est valable aussi pour l'illustration. On ne demande pas à rouler sur l'or; un juste milieu nous conviendrait parfaitement, d'autant plus qu'il a existé à une certaine époque (Allô Saint Antoine ?  ^^).

 

Et comme mon programme 2019 c'est la "câlinou year"; quoi de plus doudou comme fil rouge que la laine ?

Cliquez sur les vignettes ci-dessous pour accéder à des contenus plus qu'inspirants autour de l'art du fil !

 

Le fil me fait toujours penser aux Déesses de l'ancien temps qui filaient, dévidaient et coupaient le fil des vies humaines... À nous de choisir si on désire une vie de petit coussin, de napperon, de dentelle, de carré granny (ça me plaît bien) ou que sais-je encore.

Et n'allons pas croire que la laine est une histoire de filles; non non non : sur un des sites présentés, vous apprendrez que les motifs jacquard islandais ont été inventés par les bergers qui gardaient leurs troupeaux, eh oui !

 

Pourquoi se mettre à la laine ? Parce que c'est tellement agréable de fabriquer ses accessoires, ses petits cadeaux et sa déco (en créant ses propres modèles après quelques années de pratique). Parce que c'est jouissif de faire des petites pelotes rondes avec des restes de laine (à chacun ses petits plaisirs), et quel challenge et quelle fierté à l'heure du "tout tout de suite", d'étaler sur plusieurs mois la réalisation d'un plaid de canapé, raaa !

Faire soi-même c'est aussi l'occasion de prendre conscience du temps de fabrication des choses, pour bien comprendre que le "pas cher" va de paire avec "exploitation".

Le crochet et le tricot tiennent aussi lieu de méditation idéale pour celles et ceux qui ont trop souvent le nez dans les étoiles, grâce au contact rassurant avec la matière toute douce et colorée   :)

Soyez rebelles : lâchez les smartphones et retrouvez le fil ! Le web regorge de tutoriels pour celles et ceux qui démarrent de zéro en plus, alors pourquoi s'en priver quand on est tenté.

  

L'horloge de chêne tricote
avec ses aiguilles de fer
un invisible pull-over
et le temps lui sert de pelote.

Maille à l'endroit, maille à l'envers,
le temps lui file entre les doigts,
fil de neige pour les jours froids
et fil d'herbe pour les jours verts.
(...)

Charles Dobzynski - L'Horloge

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CÂLINOU YEAR !

Publié le par severine

 

Une nouvelle année commence, une nouvelle décennie aussi;
tous les espoirs sont permis!

Le mois dernier, j'entendais Matthieu Ricard dire à la radio qu'un de ses amis pensait que "s'émerveiller" c'est  "aimer et veiller".
On pourrait aller plus loin en disant que c'est aussi "semer et veiller"; un fil rouge qui me plaît bien pour 2020 : semer et veiller au grain (intempéries) pour veiller aux grains qu'on a semés; grains de tendresse, et grains de l'avenir, dont les enfants du monde.

Qui sait mieux s'émerveiller que les enfants?
Les enfants vivent dans l'instant, sont curieux de tout, surtout de ce qui leur est inconnu : ils aiment faire, acquérir des savoir-faire, mettre et voir de la magie, de la beauté et de l'humour en tout.
Cet état de fait les protège de la peur tout en les rendant créatifs. Ils savent et veulent évoluer.

Les enfants jouent avec sérieux, sans se prendre au sérieux, tandis que les grandes personnes ont une fâcheuse tendance à tartiner des couches de gravité sur des tranches de vie, accompagnant le tout d'un verre à moitié vide : pas très attrayant comme goûter   ^^
Tant qu'on est dans le jeu et les mots, après le "s'émerveiller" de l'ami de Matthieu Ricard, pourquoi ne pas "rubiscuber" la "gravité"?
"Gravité" c'est la pomme de Newton; c'est lourd et ça tombe (et ça fait mal si on se la prend sur la bobine). En anglais, "grave" c'est la pierre tombale (ce qui se passe de commentaires), tandis que léger se dit "light", "light" signifiant aussi lumière.
Pourquoi toujours s'en remettre une couche?

Laisser de l'espace à son enfant intérieur n'est pas preuve d'immaturité, au contraire;
ce sont bien souvent les personnes trop sérieuses qui sont les plus irresponsables, les plus cupides et les moins créatives au sens large du terme (capacité à agir différemment).
Se prendre au sérieux est le meilleur moyen de faire fausse route; la fraîcheur d'esprit et la tendresse semblent préserver de la corruption et permettre l'accès à une certaine clairvoyance, comme celle dont bénéficient les poètes qui ont vu de très loin se pointer le museau humide du désenchantement du monde.

Et la situation climatique?
Beaucoup pensent que les petits gestes sont inutiles face à l'immobilisme et à l'hypocrisie des politiques et des lobbies. J'ai envie de dire que pas forcément;
les enfants croient aussi au Père Noël, et quand on ose le premier pas dans la vie, la vie fait souvent les dix pas suivants.
On aurait tort de sous-estimer l'impact des petits gestes sur l'inconscient collectif,
je m'explique, en ressortant mon Ruppert Sheldrake du tiroir.
Ce scientifique a souvent parlé de l'histoire du "100° singe" :
sur une île où l'on mettait des patates à disposition des petits singes, l'un d'entre eux a eu l'idée de laver sa petite patate dans l'eau avant de la consommer. Le résultat gustatif l'ayant satisfait, il a partagé le tuyau avec ses petits camarades (si ma mémoire est bonne, c'était une femelle...). Lorsqu'un 100° individu s'y est mis, l'information s'est diffusée à toute l'espèce, à différents endroits du monde... Mystère et boule de gomme!

Sheldrake a mis en place ce genre d'expérience avec des mots croisés; lorsqu'un groupe de personnes réalisait la veille les mots croisés du journal du lendemain, les autres trouvaient les solutions plus rapidement à la sortie du journal en question.
Alors? Alors réjouissons-nous : chaque petit geste et changement de vie intégré est inscrit dans le grand inconscient collectif (une sorte de web), à disposition de tous. D'où l'importance de faire sa part comme un petit colibri, pour enraciner les bonnes habitudes.
Chaque solution à nos problèmes est peut-être une solution trouvée et offerte par d'autres, ou une solution qu'on offre à qui en aura besoin; c'est bien plus confortable de se dire que les soucis peuvent avoir un sens et une utilité qui nous dépassent, non?

Je vous souhaite une année 2020
pleine de tendresse et de fraîcheur,
à l'intérieur et à l'extérieur.
Un "juste milieu" heureux,
où les petits morceaux de sucre de Mary Poppins
qui changent l'eau en thé et le pain en cake,
seront chaque jour au rendez-vous pour remplacer
les tranches de vie tartinées de gravité
et les verres à moitié vides!

Bien à vous toutes et tous,
XXX

À l’affût des moindres bonheurs,
Prompte à colorer l'instant pâle,
Elle sait t'isoler des râles,
Pour t'offrir l'espace des fleurs.

Alice Cluchier - “Tendresse”

Dans les temps où le mal vient de ce que les hommes se méconnaissent et se détestent, la mission de l'artiste est de célébrer la douceur, la confiance, l'amitié, et de rappeler ainsi aux hommes endurcis ou découragés que les mœurs pures, les sentiments tendres et l'équité primitive sont ou peuvent être encore de ce monde.

George Sand – Préface de "la petite Fadette"

 

Cliquez sur les Belles Bleues ci-dessous pour des câlinous du nouvel an !

 

PS : si tout le monde consommait comme un français, 3 planètes par an seraient nécessaires pour satisfaire les envies de la collectivité (2 en 1999, et quand on voit la taille de la France à l'échelle de la planète...) ;
ce ne serait pas si difficile de diviser sa consommation par 3, en s'écoutant avant de sortir son porte-monnaie... Les plus gros consommateurs sont les USA et l'Australie (5 planètes) ; c'est là que le feu fait des ravages (pour purifier?), et rappelons que Notre-Dame, symbole du Vivant, a brûlé l'an dernier... À méditer.

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VIVE LE VENT D'HIVER

Publié le par severine

 

À toutes et à tous
*De Chaleureuses
et Lumineuses Fêtes*
,
sous le signe de la douceur,
du rêve et de la simplicité,
qui conservent si bien les
cœurs d'enfants (petits et grands)
en état d'émerveillement!
L'émerveillement est une
petite flamme qui tient chaud,
et qui révèle bien des choses
au cœur des longues nuits d'hiver.

Cliquez sur la carte de vœux!

Et comme aujourd'hui c'est l'hiver, nos journées vont pas à pas reprendre du poil de la bête, ce qui entre nous est plutôt chouette.
Pour l'occasion, que vous soyez en famille ou au travail pendant les Fêtes, voici quelques friandises de circonstance, pour ambiancer l'open space ou vos petits nids décorés!
Cliquez sur les quintuplés de l'hiver pour découvrir le tout, et replongez-vous dans ma Médiathèque du Père Noël; des nouveautés se sont invitées pour encore plus de musique et encore plus de belles histoires (nouvelle rubrique contenus youtube, entre autre)! J'ai été biberonnée à tout ça dans mon enfance, de bonnes traces sont restées, particulièrement le goût de la magie simple et tendre de la Noël, peu importent les circonstances : offrez ce cadeau à vos enfants, c'est une force!

Gardez aussi un oeil sur la page de Radio classique : les deux concerts de Noël seront bientôt en réécoute; celui du 20 était un gros bonbon qui fond dans la bouche, il en sera sans doute de même pour celui du 22 qui sera lui aussi diffusé en direct   :)
Concernant les émissions sur les opérettes (les 10 épisodes seront rediffusés visiblement); j'en entends déjà qui craindront la ringardise... On a trop d'idées reçues au sujet des opérettes; leur humour bon enfant fait tellement de bien par les temps qui courent, et chanter des opérettes n'est pas à la portée de tout le monde (déjà il ne faut pas rigoler en chantant, chose qui relève du challenge)! Les opérettes sont de vrais spectacles, dans les années 80 on en passait régulièrement à la télévision, ainsi que de jolis ballets comme Casse-Noisette. J'ai été biberonnée à ça aussi, et j'en suis ravie! Laissez vous surprendre par l'univers des opérettes, vous ne serez pas déçus!

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