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211 articles avec coups de coeur

LE POULS DE LA VIE

Publié le par severine

Une fois n'est pas coutume : un peu de promotion pour un livre qui vient juste de sortir; un de ces fameux "incontournables qui guérissent", dans la veine de "Femmes qui courent avec les loups". Qui guérissent? Oui, je pars du principe qu'un livre guérit quand après sa lecture, je constate concrètement que je me transforme, à l'intérieur (j'élague, je simplifie) et à l'extérieur (tri dans la maison, rangement, etc).

J'ai eu la chance de lire "La Femme Tambour" avant sa parution, travaillant régulièrement pour l'éditeur qui le publie; à savoir les éditions Leduc.s. Il s'agit d'une traduction, par la talentueuse Marie Ollier, d'un best seller américain datant de 1997 : "When the drummers were women – A spiritual history of rythm" de Layne Redmond (déjà traduit en plusieurs langues).

Layne Redmond (décédée en 2013) était une percussionniste de renom. Son parcours l'a amenée a s'intéresser à la pratique des tambours sur cadre du monde entier. Lors de son apprentissage, elle a découvert que les joueurs de tambours du passé n'étaient pratiquement incarnés que par des déesses ou des femmes, très souvent prêtresses de ces mêmes déesses.
Interloquée par cet état de fait, elle s'est lancée dans une recherche de 15 années sur le sujet, lisant quantité d'ouvrages, et visitant de fond en comble les musées du monde, à la recherche de traces et de preuves d'un lointain et incontestable rayonnement du Féminin, intimement lié aux tambours et à la danse (son et mouvement; soit tout ce qu'on a interdit aux femmes...).

De cette recherche est né ce livre, qui retrace l'histoire du Féminin Sacré depuis la préhistoire à nos jours au travers des rythmes du tambour : symboles du pouls de la Vie et de son Grand Principe Matriciel que chaque femme porte en elle.
Au fil de sa lecture, on redécouvre les différents visages, pouvoirs, attributs et symboles de la Déesse primordiale au fil du temps et autour du monde, et par quelles pratiques les prêtresses et les civils vouaient un culte à ces divers avatars.

Une fois le décor planté; c'est la "chute" du Féminin Sacré qui est relatée pas à pas, avec l'apparition de peuples belliqueux, qui se sont approprié ces outils et symboles des déesses de la Vie pour les détourner au service du pouvoir, de la destruction, de l'asservissement et de l'humiliation des femmes et du Vivant.
Tout comme les Fées ont été diabolisées pour exploiter sans vergogne la nature, les déesses de l'amour sont devenues déesses de la guerre pour justifier cette dernière... (et mieux ridiculiser ceux qui osent parler de paix et d'amour aujourd'hui, sauf John Lennon bien entendu, parce que c'est une icône; on est peu de choses comme on dit).

Ce livre témoigne du sérieux de la démarche artistique, anthropologique et spirituelle de son auteure. Le message, malgré une profusion d'informations plus édifiantes les unes que les autres, est d'une clarté qui semble agir directement sur l'inconscient, en réveillant de lointains souvenirs endormis dans le fond des âges et dans notre ADN.
Cerise sur le gâteau : en redécouvrant les symboles du Féminin Sacré et de la Vie, on comprend d'autant mieux l'urgence de la situation face à, entre autres, la disparition des abeilles ou l'incendie de Notre-Dame...

Les fondements du christianisme prennent un bon gros coup de plomb dans l'aile grâce à des vérités assénées aux bons endroits. Moi qui ai reçu une éducation assez  "classique" à certains niveaux, et qui ai usé les bancs des écoles catholiques du CP au bac; mon fond inconscient de culpabilité d'être une femme (parce que c'est mal) s'est totalement dissout après cette lecture.
Tout était fait pour nous culpabiliser dans cette religion; entre Ève la pécheresse, Marie la mère vierge, et Marie-Madeleine la prostituée... Quelle brochette de choix. On apprend d'ailleurs qui était appelé "saintes vierges" : l'occasion de rire un bon coup!
Je précise que je fais une différence entre le Divin et les religions (qui sont du fait de l'humain, donc de l'imperfection incarnée sur terre pour évoluer... Ben oui).

Conclusion : la lecture de ce livre me semble incontournable, aussi bien pour les femmes que pour les hommes, c'est une véritable réhabilitation du Féminin qui nous est proposée ici, une réhabilitation qui répare et soulage.
Ce serait tellement chouette d'arrêter de se tirer dans les pattes d'une polarité à l'autre pour collaborer et créer quelque chose de nouveau. Le symbole du yin et du yang indique bien que les deux polarités sont présentes chez l'homme et la femme (qui avant tout sont des âmes incarnées pour évoluer sur terre en faisant leur part), aussi quand certains hommes maltraitent le féminin (par extension la nature); ils maltraitent une part d'eux-mêmes (qu'ils rejettent au lieu d'apprendre à la connaître)... à méditer.
Ce serait tellement plus constructif de passer des rôles de "dominants" et "dominées" à ceux de "créateurs" et "artisans" pour nourrir et protéger la Vie; et pourquoi pas? La situation semble bien propice à ça : on dit que les changements ne peuvent subvenir qu'en période de crise, on est largement servis niveau crises en ce moment... !

Bonne lecture à vous,
cliquez sur la couverture en début d'article pour en savoir plus, et faites passer!

Des liens en prime, pour découvrir en images et en sons la démarche de Layne Redmond (paix et gratitude à son âme), et une émission intéressante sur la place des femmes dans les religions, cliquez sur les vignettes :

 

Publié dans COUPS DE COEUR

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DANS LA FAMILLE ADDAMS, JE DEMANDE "LES CHOSES"

Publié le par severine

Bientôt la Samain, le nouvel an des Celtes où les portes entre les deux mondes s'ouvrent, et bientôt le passage à l'heure d'hiver (dans la nuit de samedi 26 à dimanche 27 ; à 3h ils sera 2h).
C'est l'occasion d'écouter à la bougie, en partageant de la soupe à la courge, des pommes, des noix et des soul cakes (préférez le beurre salé et le sucre brun pour la recette), d'étranges histoires autour des revenants (ça se pratique encore en Bretagne !).

Je vous propose un petit florilège d'histoires de circonstance à podcaster, glanées sur la page des nuits de France Culture (caverne d'Ali Baba à elle toute seule !).
À ne pas confier à toutes les oreilles pour certaines.
Pour une fois, les liens vers les contenus seront dans le texte :

POUR TOUS : Le château aux mille couloirs de José Pivin (avec Jean Toppart en narrateur ; une vraie friandise), et Le fantôme de Canterville d'Oscar Wilde (on ne s'en lasse pas).

POUR LES ADULTES : toute une série d'émissions sur le thème des revenants a été diffusée dans la nuit du 6 octobre, à l'occasion de la sortie du livre Le temps des fantômes– Spectralités de l’âge moderne (XVIe-XVIIe siècle) de l'historienne Caroline Callard chez Fayard ; frissons garantis ! (Au menu : Le fantôme de l'opéra de Gaston Leroux, Le tour d'écrou d'après Henry James (gloups), et plusieurs documentaires sur les fantômes genre les revenants du Royaume-Uni, les revenants dans la haute société, les esprits frappeurs et les charlatans (gloups), le paranormal (et regloups), les fantômes au cinéma, et des interventions de Caroline Callard). À vos risques et périls si vous podcastez tout ça !

Tant qu'on est dans "l'épouvante" ; j'en profite pour partager la lecture d'un livre qui fait plutôt froid dans le dos, découvert dans ma boîte à livres préférée.
Un roman de Georges Perec publié en 1965 : "Les choses" (vaste programme).

Un roman "d'épouvante" ; dans la mesure où il traite de la société des années 60, sur fond de guerre d'Algérie ; la période où l'on a mis les doigts dans les drôles d'engrenages de la société de l'avoir, du paraître et du gaspillage : la fameuse société de consommation des 30 glorieuses (pour en arriver à la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui).

Ce livre me semble d'une efficacité redoutable pour se vacciner définitivement contre ce mode de vie déshumanisé à souhait qu'est devenu le nôtre.
Comme ce qui est personnel est universel, la société de l'époque est dépeinte à travers le quotidien d'un couple de jeunes gens abandonnant leurs études pour s'adonner à de nouveaux métiers "très utiles" (visant à glaner des informations auprès de la population pour leur vendre des choses elles aussi "très utiles"). On découvre au fil des pages ce que ces personnages seront prêts à faire (ou pas) face à ce qu'ils prennent pour leurs rêves, et qui ne sont en fait que des envies matérielles totalement coupées de la profondeur de la Vie. Les pages d'énumérations de biens de consommation peuvent envahir la lecture jusqu'à l'écœurement (comme elles envahissent la vie des personnages jusqu'à la noyer). "Dépenser" ; ça sonne vraiment comme "dé-penser" : se laisser aller à ses pulsions avant de passer par les cases cœur et cerveau... Bref.

"Les choses" est pour moi, en 185 pages, la recette parfaite pour passer à côté de sa vie (pour la louper quoi), en ne faisant que l'effleurer en surface plutôt qu'en y plongeant en quête de trésors. Effrayant, mais tellement (malheureusement) vrai.
À l'heure ou la "sobriété heureuse" fait  peur, alors qu'elle s'impose comme la seule issue à nos abus vis à vis des ressources qui sont à notre disposition ; bien rappeler les ravages personnels de "l'avidité d'opulence malheureuse" à laquelle on s'accroche est plus que salutaire.
On peut aussi se dire que le challenge environnemental actuel est une occasion bénie de sortir enfin de nos modes de vie déshumanisés, en nous offrant de redonner du sens aux choses et aux actes du quotidien (quotidien = 95% d'une vie rappelons-le).
C'est ça le vrai job de l'être humain : trouver et donner du sens, en retrouvant la dimension extraordinaire de l'ordinaire. Pour ça on a besoin de poésie, d'affect, d'émerveillement, de temps de contemplation et de réflexion (oui je radote, c'est l'âge) ; une sorte d'hygiène ou de discipline (discipline de l'agréable) ; est-ce si compliqué ? (Si on passe son temps devant les réseaux sociaux, des séries débiles, un smartphone ou une tablette, j'imagine que oui...).
Je précise que je ne prône pas les vertus du dénuement le plus complet (on ne vit pas d'amour et d'eau fraîche en Occident), mais plutôt un juste milieu créatif, donc valorisant et épanouissant.

Un roman à (re)lire de toute urgence pour résumer, et à faire passer.
"Happy Halloween" avec Georges Perec... !

Et cliquez sur la couverture du bouquin pour un contrepoison salutaire...
Un petit aperçu du contenu à travers deux citations :

Trop souvent, ils n'aimaient, dans ce qu'ils appelaient le luxe, que l'argent qu'il y avait derrière. Ils succombaient aux signes de la richesse ; ils aimaient la richesse avant d'aimer la vie.

Georges Perec - Les choses

- jadis, ils avaient eu au moins la frénésie d'avoir. Cette exigence, souvent, leur avait tenu lieu d'existence. Ils s'étaient sentis tendus an avant, impatients, dévorés de désirs.
Et puis ? Qu'avaient-ils fait ? Que s'était-il passé ?
Quelque chose qui ressemblait à une tragédie tranquille, très douce, s'installait au cœur de leur vie ralentie. Ils étaient perdus dans les décombres d'un très vieux rêve, dans des débris sans forme.
Il ne restait rien. Ils étaient à bout de course, au terme de cette trajectoire ambiguë qui avait été leur vie pendant six ans, au terme de cette quête indécise qui ne les avait menés nulle part, qui ne leur avait rien appris.

Georges Perec - Les choses

 

Tant qu'on est dans les contrepoisons ; une pépite à podcaster, et écouter très souvent, surtout quand on ne sait plus trop par quel bout prendre le schmilblick de l'existence... Une lecture d'extraits des lettres que l'écrivain Rainer Maria Rilke rédigea à l'attention de Franz Kappus, jeune poète débutant. ENORMISSIME COUP DE COEUR.
Une correspondance sage et visionnaire, déroulant le fil de réflexions issues d'un vécu personnel profond, d'une rare sensibilité, au sujet de la vie, du processus créatif, de la solitude, de l'amour, etc. Une vision qui touche, et redonne du courage ; en prenant un peu de hauteur pour voir les choses sous un angle plus noble. Quel héritage que celui que nous lèguent les poètes... (pour moi bien supérieur à celui des philosophes, qui trop souvent vivent la vie dans leur tête et non via tout leur être... La philo m'a toujours "gonflée" pour ça... !).

Et pour garder espoir, sans tomber dans l'angélisme ou la politique de l'autruche : à découvrir si ce n'est déjà fait ; cette fabuleuse nouvelle émission de France Inter traitant de l'écologie environnementale et humaine : "la terre au carré". De fort nombreux thèmes y sont abordés, avec pas mal d'invités bien inspirés (ou pas). Des émissions à la portée de tous, où chacun pourra trouver son bonheur pour réfléchir, et entrer sereinement en sobriété heureuse   :)
Une petite dose de Pierre Rabhi en prime, plus une petite dose de Francis Hallé, une petite dose de Matthieu Ricard, et une petite dose de Sylvain Tesson et Vincent Munier ; parce que ça fait du bien un peu de bon sens...

Publié dans COUPS DE COEUR

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FESTIVAL D'AUTOMNE

Publié le par severine

L'automne parfumé et coloré (humide et gris ardoise à ses heures) commençant à s'installer ; c'est l'occasion d'un petit article pour se faire du bien, via des liens vers des événements ou des émissions radiophoniques bien inspirants. Il me semble que les garde-fous du monde actuel sont vraiment la nature, la poésie, le conte, l'art (pas celui qui se tourne autour du nombril), l'imaginaire, les activités manuelles et la simplicité ; à consommer sans modération !
Cliquez sur les vignettes en début de paragraphes pour accéder aux liens !

On commence par un festival qui m'a l'air bien sympathique ; le Festival du conte et de L'imaginaire ! Spectacles de contes, conférences, expos et signatures au menu ; avec Henri Gougaud comme parrain du festival, excusez du peu ! Si on ne peut pas s'y rendre, on peut glaner de chouettes choses sur la page facebook de l'événement.

C'est le pédiatre Aldo Naouri qui en parle à merveille dans cet extrait d'interview. Je vais radoter, mais qui pensera à remettre les contes au menu des supports de l'éducation nationale ? Pour apprendre aux jeunes à réfléchir par eux-mêmes et pour inculquer un sens moral non imprégné de religion ; la seule solution est le conte, et c'est vieux comme le monde... Avec des pointures comme Henri Gougaud ou Bernadette Bricout en France ; il y aurait de quoi élaborer une liste d'histoires incontournables (et ça permettrait de toucher les adultes par ricochet, ce qui ne serait pas un mal).

Tant qu'on est dans les belles histoires ; en voici trois jolies, lues, et tricotées en mots autour des arbres : "L’arbre généreux" de Shel Silverstein, “l'homme qui plantait des arbres” de Jean Giono et "La Symphonie des arbres" par Catherine de La Clergerie . À savourer encore et encore : merci les archives de France Culture !

Archives de France Culture toujours : avec cette fois des poèmes, lus par leurs auteurs (Andrée Chedid, René Char, Jean Genet, Aimé Césaire ou Léopold Sédar Senghor ) : à conserver précieusement ! Au passage ; le prochain Printemps des Poètes sera sur le thème du Courage... Thème bien senti ; à suivre.

Une jolie initiative de la BNF maintenant ; un site rassemblant tout un tas d'informations et une belle iconographie autour des arts du cirque et de leurs origines. L'occasion de constater que les contenus des spectacles ont bien évolué, et c'est tant mieux quand on y pense.

On parlait d'art tout à l'heure ; alors on peut réfléchir en écoutant des artistes parler de leur démarche personnelle et de ce qu'ils ont compris de la vie ; passionnant ! CharlElie Couture sera le premier à s'exprimer au cours d'une masterclasse, puis Sandra Reinflet, artiste voyageuse, parlera des artistes “travaillant sous contrainte” qu'elle a rencontrés tout autour du monde. Une leçon à méditer...

Et pourquoi tous ces petits morceaux de sucre de Mary Poppins ? Pour se faire de bons souvenirs pardi ! On terminera donc avec une émission entendue ce matin ; une émission qui explique ce que sont les bons souvenirs, et comment s'en fabriquer... (!) C'est assez stupéfiant d'en arriver à sortir des livres sur ce thème, alors que cela devrait être aussi naturel que de respirer, mais bon, des décennies de technologies modernes et de vie virtuelle sont passées par là, faisant des ravages sur leur passage (comment partager des souvenirs basés sur du virtuel ?!). Personnellement je me suis mise aux petits carnets “sel de la vie” ; comme le livre du même nom de Françoise Héritier ; c'est l'occasion de farfouiller dans sa vraie vie pour retrouver de jolies pépites, qui font tellement de bien quand on les relit un jour de moral dans les chaussettes.

Bientôt d'autres découvertes réjouissantes ! D'ici là, bonne découverte de toutes celles-là ; et pour celles et ceux qui continuent à télécharger mes anciens cahiers Hugo l'escargot ; j'ai remis ma page de liens à jour : j'ai pu récupérer pas mal de choses qui s'étaient perdues dans les méandres du nouveau site, miracle. Manquent encore pas mal d'éléments, mais c'est déjà mieux comme ça.

Publié dans COUPS DE COEUR

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IL ETAIT UNE FOIS

Publié le par severine

Il était une fois la rentrée ; petite envie d'article suite à la découverte d'une pépite ce matin sur Radio Classique : un conte comme je les aime, en musique et en mots ; mots pleins de sens et de profondeur, et bien d'actualité.
Du coup j'en rajoute trois autres dans cette même veine, pour celles et ceux qui les auraient manqués dans mes précédents articles    ;)
Cliquez sur les vignettes pour accéder à ces jolies histoires ; en vous souvenant que le langage de l'inconscient c'est l'image et la métaphore... Le conte est donc l'art de "faire péter" les verrous avec douceur, c'est pas chouette ça ?!

 

Si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul.

Montaigne

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L'ÉTÉ AU CŒUR

Publié le par severine

Ce qu'il y a de bien avec la poésie, c'est qu'on peut en consommer sans modération ! Entre vide-grenier (1), Boulinier (2) et la boîte à livres du centre ville (4) ; déjà 7 recueils de poésie glanés cette année, pour 3 cacahuètes et quelques trocs. Que de baume à la clef (et une fois de plus, la preuve que le hasard n'existe pas)  :)
On peut aussi découvrir de jolis poèmes : ici, , et !

[…]
Mets la robe couleur de temps  ;
Son tissu, d'un fil invisible,
Dont la tiède douceur nous aime et nous défend,
Nous donne encore un cœur d'enfant
Quand le souci nous vanne et nous crible.

Mets la robe couleur de temps
Qui rassérène et vivifie
Qui fait que, tout simple, on confie
Au jour, sa vie.
[…]

Antoinette Nusbarme - II Agate, ou Laure ou Geneviève - Pauvre femme qui vas...

 

Tant qu'on est dans les livres et dans l'écoféminisme (cf le précédent article), parlons un peu du «Féminin Sauvage».
Une de mes amies commence la lecture de «Femmes qui courent avec les loups» (histoires et mythes de l'archétype de la femme sauvage ; traduction Marie-France Girod) de Clarissa Pinkola Estés (en autres éthnopsy issue d'une longue lignée de conteuses). Je n'avais pas 30 ans lorsque je l'ai lu ; autant dire que j'ai un peu oublié le contenu...
En relisant l'introduction je réalise les années passant que si la mémoire jette l'éponge, ce n'est pas perdu pour l'inconscient, qui travaille sur nous, malgré nous (ce qui et plutôt réjouissant).

Ci-dessous quelques extraits de cette fameuse introduction, pour vous donner envie de (re)lire cet ouvrage indispensable aux femmes, et aux hommes ; parce qu'il n'est pas question de se passer de vous messieurs, que les choses soient bien claires à ce niveau (cf «Le cinquième élément» de Luc Besson pour bien comprendre). C'est grâce à ce genre d'ouvrages qu'on peut toucher du doigt la légitimité de la lecture et de l'étude des contes à l'école, au collège et au lycée.

La vie sauvage et la Femme Sauvage sont toutes deux des espèces en danger.
Au fil du temps, nous avons vu la nature instinctive féminine saccagée, repoussée, envahie de constructions. On l'a malmenée, au même titre que la faune, la flore et les terres sauvages.

En réaffirmant leur relation avec la nature sauvage, les femmes reçoivent le don d'une observatrice intérieure permanente, une personne sage, visionnaire, intuitive, un oracle, une inspiratrice, quelqu'un qui écoute, crée, réalise, invente, guide, suggère, qui insuffle une vie vibrante au monde intérieur et au monde extérieur. Quand les femmes sont dans la proximité de cette nature, il émane d'elles une lumière. Ce professeur sauvage, cette mère sauvage, ce mentor sauvage soutient envers et contre tout leur vie intérieure et extérieure.

La nature Sauvage a dans son sac à médecine tout ce qu'il faut pour soigner. Elle a tout ce dont une femme a besoin, tout ce qu'elle a besoin de savoir. Elle a les histoires, les rêves, les mots, les chansons, les signes et les symboles. Elle est le véhicule et la destination.

La Femme Sauvage archétypale est la patronne de celles qui peignent, écrivent, sculptent, dansent, pensent, prient, cherchent, trouvent – car elles sont dans le domaine de l'invention et c'est là sa principale occupation. Elle est dans les tripes, non dans la tête, comme toujours quand il s'agit d'art. Elle peut se lancer sur des traces, courir, convoquer, repousser, sentir, camoufler, aimer profondément. Elle est intuitive, typique, normative. Elle est absolument essentielle à la santé de l'âme et de l'esprit des femmes.

Les histoires soignent. J'ai été prise par elles dès la première que j'ai entendue. Elles ont un immense pouvoir. Elles ne nous demandent rien, sauf de les écouter. Elles contiennent les remèdes pour régénérer les pulsions psychiques perdues.

S'il existe une source unique aux histoires et à leur numen, c'est cette longue chaîne humaine.

Elles (les histoires) huilent les rouages, font monter l'adrénaline, nous montrent comment nous en sortir et taillent dans les murs lisses de grandes et belles portes, ouvertures conduisant au pays des rêves, à l'amour et au savoir, au retour à la vraie vie, celle de femme sauvage, de femme qui sait.

En fait, elle (la nature sauvage) ne peut se développer harmonieusement dans une atmosphère où règne le «politiquement correct», ni si on la tuteurise avec de vieux paradigmes périmés.

C'est très simple : sans nous, la Femme Sauvage meurt. Sans la Femme Sauvage, nous mourons. Para Vida, pour la vraie vie, les deux doivent vivre.

Un petit rappel au passage : celui du prochain dessin animé de Tomm Moore, «Wolfwalkers», qui visiblement traitera de ce fameux «Féminin Sauvage». Et vu comme cet irlandais est attaché aux légendes, aux symboles et aux traditions ancestrales ; je ne doute pas que le résultat sera de nouveau «scotchant». Rdv en 2020 pour le découvrir (je trépigne d'impatience depuis quelques années !!!).

Terminons sur une note gourmande ; le verdict quant aux pickles d'écorces de pastèque (originaires du Mexique visiblement) : une réussite !!! Excellents en salade ! Mettre de l'oignon à la place de l'échalote aurait été plus doux, mais un peu de piquant ne fait pas de mal en période estivale. J'ai donc testé un mélange de colombo et d'échalote pour aromatiser les écorces, avec 2 semaines de marinage.

La «sobriété heureuse» a encore frappé, ou plutôt câliné ; régalez-vous avec tout ça !

Publié dans COUPS DE COEUR

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SUMMER TIME

Publié le par severine

La saison estivale bat son plein (Seigneur ce que ça passe vite) ; plus que jamais c'est la saison des découvertes en nature, surtout centrées sur les oiseaux. Nos petits amis duveteux se délestent de leurs plumes (beaucoup moins depuis 3 ans... On sait pourquoi) et les petits nids vides tombent des arbres, comme celui-ci, sans doute l’œuvre d'une mésange bleue ou d'un pinson des arbres (garder toujours dans son sac des sacs en papier, une pince à timbre et des boîtes vides d'allumettes).
Pour apprendre tout un tas de de choses passionnantes sur les oiseaux, vous pouvez podcaster cette archive de radio france : quand on y parle d'un oiseau, on entend son chant en fond sonore, profitez de l'occasion pour vous y mettre, et profitez des martinets noirs, rois du ciel et de l'été ; ils partiront fin juillet, sauf dans quelques régions privilégiées du sud.

À défaut de pouvoir vous montrer des illustrations (secret professionnel oblige), voici quelques nouvelles malgré tout : mes illustrations pour Maped seront éditées en janvier 2020, je pourrai peut-être les présenter à Noël, encore un peu de patience (surtout pour moi). J'ai pu réaliser des illustrations et dessins techniques pour 3 livres pratiques ; un qui sortira en août, un que je viens de boucler, et un en cours ; à suivre dans les mois à venir. Le mois prochain, je pourrai commencer à demander un retour suite à mes démarchages du mois de mai concernant mes 4 projets d'édition, encore un peu de patience là aussi (surtout pour moi de nouveau).

Cela étant dit, je profite de l'occasion pour poster utile, en partageant ci-dessous de nouveaux contenus plutôt réjouissants ; de quoi se tenir compagnie quand on travaille seul, chez soi ou dans un bureau déserté (c'est bien aussi en faisant le ménage).
Cliquez sur les vignettes en début de paragraphes pour accéder aux contenus concernés.

Le coin nature et écolo  :

On commence avec une émission radiophonique qui donnera l'impression de boire du petit lait à de nombreuses femmes ; on y discute écoféminisme, avec la philosophe Émilie Hache : à diffuser largement !

Tant qu'on est dans le cercle spirituel de l'écologie : une émission radiophoniqueÉric Julien est invité ; il raconte, entre autre, comment les chamans Kogis arrivent à réinviter chaque espèce vivante des différents règnes sur leurs terres. À méditer en Occident, sachant que les chamans en question passent 18 années dans l'obscurité pour apprendre à communiquer avec les espèces concernées... J'aurais tendance à penser que les chamans occidentaux seraient les alchimistes et les poètes.

Tant qu'on est en Amérique du Sud, on découvrira l'initiative d'un jeune péruvien qui a créé la banque des enfants, pour sensibiliser ces derniers à la préservation de l'environnement, et pour les aider à mettre de côté pour leurs futures études. Comme quoi, pas besoin de sortir de grandes écoles pour avoir des idées... Certains enfants sont bien plus véloces que les adultes ! (Coucou les politiciens et les grands industriels).

De quoi se motiver maintenant, pour inviter un peu plus chaque jour la sobriété heureuse dans sa vie : le blog d'une jeune femme de 23 ans, Julie Bernier, qui a écrit un livre sur le vaste programme du zéro déchet ! Dès que j'aurai terminé mon tube en cours, je vais tester le dentifrice maison ; allier le fun à l'écologie, quel pied ! Je valide la super efficacité du bicarbonate comme déodorant, et sans huile essentielle : bon pour la santé, écolo, pas cher et inodore ! (Adopté depuis plus de 2 ans).

Une recette anti-gaspi cette fois-ci, à découvrir sur la page de cette émission radiophonique culinaire : les pickles d'écorce de pastèque (sans le vert) ! Les miens reposent dans leur bocal à cornichons ; vinaigre de cidre, sucre, eau, échalotes et colombo pour moi : à suivre d'ici 1 à 2 semaines pour les goûter.   :)

On revient à un mode plus philosophique mais riche en bon sens et en bienveillance, avec la rediffusion d'une émission radiophonique où Michel Serres parlait de la manie qu'a l'être humain à déposer ses déchets (sa m...) pour marquer son territoire (pour éloigner les autres en les dégoûtant). On n'est pas si éloignés des animaux n'est-ce pas, sauf que leur m... à eux est biodégradable, voilà voilà.

Une conférence maintenant : une archive radio france datant de 1973 «pour en finir avec la société de gaspillage»... Vous avez bien lu : 1973... À écouter et méditer.

 

On bouclera ce premier thème avec une émission radiophonique décortiquant la machine infernale de facebook concernant la (non)circulation des informations et l'explosion du complotisme à cause des étiquettes collées aux uns et aux autres, c'est littéralement «édifiant».

Le coin détente  :

On terminera sur deux notes ; la première rigolote, avec chaque samedi de juillet ; 2 heures de «l'épingle du jeu» : l'émission de jeux littéraires qui tente de compenser l'arrêt des «Papous dans la tête»... Et c'est plus que réussi ! La bonne vieille bande est de retour, avec de nouvelles têtes qui semblent faire partie du groupe depuis toujours. Un invité spécial à chaque émission ; le premier étant Guillaume Meurice (héhé), si vous avez besoin de rire un bon coup, écoutez ça sans tarder !

Et la touche de rêve pour grands et petits ; mon amie nantaise a ouvert un compte facebook pour présenter les événements liés à son association de conteurs (dont j'avais fait le logo) ; amis nantais ou de la région, découvrez les dates de leurs «pestacles», et laissez-vous tenter pour organiser un «pestacle» chez vous : un souvenir pour la vie ! Vous pourrez aussi vous inscrire à l'association pour devenir conteur vous-même... Eh oui ! Je vote pour plus de contes que de philo dans les programmes de l'éducation nationale ; on éviterait bien des soucis une fois tout ce petit monde devenu adulte...

Un bel été à vous toutes et tous  !

Publié dans COUPS DE COEUR

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