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coups de coeur

COURAGE, VIVONS !

Publié le par severine

Double événement comme chaque année à cette période ;

le Printemps des Poètes, du 7 au 23 Mars, et la journée des droits des femmes, le 8 mars. Ce sera d'autant plus aisé de lier les deux cette année étant donné que le thème du Printemps des Poètes 2020 est le Courage ; "femme courageuse" : pléonasme ! (sachant qu'il y a toujours des exceptions qui confirment la règle, nous sommes d'accord).

 

Le courage... Ce n'est pas uniquement être à l'origine de gestes héroïques ; c'est aussi pour beaucoup de femmes d'autres temps ou d'autres latitudes, vivre malgré tout.

Vivre sans espace pour exister au sein d'une société (sauf celui de potiche, de tirelire, de poule pondeuse, d'esclave ou de pâtisserie), en se créant son propre espace pour Être, quand tant d'autres (hommes ou femmes) se contentaient de paraître.

 

Cette année, sur fond mélancolique de Brexit, j'ai envie de rendre hommage à des héroïnes anglaises, réelles ou de fiction.

Des héroïnes réelles comme ces auteures qui écrivaient en cachette ou publiaient leurs écrits sous pseudonymes masculins, ces auteures qui à défaut de dot ont vécu une vie affective ou une vie plus juste à travers leurs œuvres, permettant ainsi aux mentalités d'évoluer. Ces auteures qui malgré des deuils et des santés fragiles ont continué à pratiquer leur art comme un baume, jusqu'à la mort, nous léguant des créations imprégnées de la substantifique moelle de leur Vie. Et des héroïnes de fiction ; prolongations de leurs auteures, qui parvenaient à faire fondre les diktats du patriarcat et des bonnes convenances jusqu'à la concrétisation de leurs aspirations profondes, jusqu'à l'accès au Graal de l'épanouissement qui guérit et mène à la félicité de tous (avec, comme par hasard, l'aide de la vie qui va dans leur sens).

 

Voici donc mon petit panthéon féminin britannique ; auréolé d'un romantisme que j'assume totalement ! Un peu de romantisme ne fait pas de mal par les temps qui courent.

 

Chaque paragraphe contient des liens vers la biographie ou le travail de l'héroïne concernée.

C'est toujours intéressant de farfouiller un peu dans la vie de ces femmes ; il y a malheureusement souvent des événements tragiques, mais chacune assumait de vivre pleinement son unicité, dans la modestie et la discrétion, ce qui a, étrangement ou pas, permis qu'on parle encore d'elles aujourd'hui.

Jane Austen (1775-1817) écrivait en cachette et publiait sous pseudonyme masculin ! Elle a pu gagner un peu de sous grâce à ses écrits bien qu'étant femme (femme brillante !), mais ne put épouser l'homme qui lui plaisait par faute de dot...

Auteure fétiche en Angleterre, elle est considérée comme la mère du roman moderne, excusez du peu ! Elle mourut assez jeune, des suites d'une maladie, en bonne romantique... J'avoue que je n'ai lu aucun de ses romans, mais j'ai été plus que touchée par le récit de sa vie, et par sa détermination à exister en projetant cette vie en avant à travers son art, à tel point qu'on parle encore d'elle aujourd'hui ! Elle pratiquait l'art d'être rebelle avec subtilité, en évoluant dans une société dont elle respectait les règles, tout en dérogeant à la règle ; le meilleur moyen d'amener ceux d'après à s'interroger sur leurs idées reçues... Admiration.

LES LIENS : la vie de Jane Austen, son œuvre en 4 émissions radiophoniques.

Je vais faire d'une pierre trois coups avec Jane Eyre de Charlotte Brontë (1816-1855), et son incarnation au cinéma par Charlotte Gainsbourg, moitié anglaise.

La vie de Charlotte Brontë fut parsemée de deuils, mais riche d'écrits personnels ou en fratrie.

Elle publia ses écrits sous pseudonyme masculin, elle aussi, et s'inspira de sa vie pour écrire Jane Eyre, jusqu'à la dureté des établissements éducatifs qui eurent raison de la vie de ses sœurs aînées.

Elle décéda jeune elle aussi, comme toute héroïne romantique qui se respecte.

Jane Eyre ; une des plus belles histoires d'amour littéraires, où l'intelligence, l'honnêteté, le courage et l'indépendance d'esprit d'une orpheline modeste (et qui dessine) la rendent digne d'amour malgré son siècle (amour réciproque et couronné après tant d'épreuves).

Qui pouvait mieux que Charlotte Gainsbourg incarner Jane Eyre à l'écran ?!

Un message aux jeunes filles d'aujourd'hui : la féminité et la puissance ont mille visages ; à chacune de trouver en soi ceux qui lui correspondent. Alors pas besoin de s'habiller, de se maquiller ou de se comporter comme Kim K.. La féminité et la puissance peuvent rayonner de l'intérieur, et puissance ne signifie pas aptitude à dominer les autres, mais aptitude à se conduire dans la vie. Merci Charlotte Gainsbourg !

LES LIENS : la biographie de Charlotte Brontë, son roman Jane Eyre, l'adaptation radiophonique du roman en 10 épisodes, la bande-annonce de l'adaptation cinématographique de 1996.

Tant qu'on est dans les films ; on continue avec FireLight (1997), inspiré de Jane Eyre sous certains aspects, où l'on découvre ce qu'une femme peut être amenée à faire pour sauver l'honneur de son père, et comment une gouvernante peut éduquer une (son) enfant, pour lui éviter le même sort, par le biais de cartes aquarellées... J'adore. L'Angleterre est le Royaume de l'aquarelle !

LES LIENS : le synopsis du film, un extrait.

Tant qu'on est dans les aquarelles ; célébrons Edith Holden (1871-1920), illustratrice et aquarelliste-naturaliste de grand talent, la meilleure pour moi, parce qu'elle peignait la flore et la faune de sa belle campagne anglaise, enrichies de l'amour qu'elle leur portait ; une merveille...

Fille de fabricants de couleurs, elle était aussi medium spirite.

The country diary of an Edwardian Lady, journal naturaliste de l'année 1906, a dépassé le million d'exemplaires vendus dans le monde ; là-bas c'est un cadeau incontournable à faire aux personnes aimées, à tel point que la vie d'Edith Holden fut adaptée en série télévisée !

Edith Holden est décédée à 50 ans, en cueillant des chattons de châtaignier sur les bords de la Tamise... Une fin digne d'une héroïne de roman.

LES LIENS : le site anglais dédié au livre, un article sur la série télévisée, la biographie d'Edith Holden.

Tant qu'on est dans la nature ; une jolie histoire, Le jardin secret de Frances Hodgson Burnett (1849-1924), où Mary Lennox, jeune orpheline, s'éveille à la Vie au contact de la Nature, avec un effet boule de neige sur son entourage ! C'est la jolie métaphore du jardin-vie à l'abandon qu'on défriche et cultive pour en faire un petit paradis intérieur... Fabuleuse petite Mary.

Évitez l'adaptation cinématographique de 2020 qui tue la poésie à grands coups d'effets spéciaux et de caméra volante ; préférez la version de 1993, avec la choupinette Kate Marbely ; une merveille d'authenticité ! Plus c'est simple, plus c'est poétique, cf la Belle et la Bête de Jean Cocteau.

LES LIENS : le roman, la bande-annonce du film de 1993, un extrait du film.

Tant qu'on est près des enfants ; on pensera à Mary Poppins ! Écrit par Pamela Lyndon Travers (1899-1996), une américaine certes, mais l'histoire se déroule en Angleterre.

Je préfère l'adaptation de Disney au roman, avec la féerique et pétillante Julie Andrews, anglaise elle-même !

Mary Poppins incarne toute la petite magie facétieuse et spontanée dont les femmes sont capables pour recadrer les situations et résoudre les problèmes. Poppins n'a pas besoin de militer pour le droit de vote avec Mme Banks ; elle est Fée, une Fée qui a intégré depuis longtemps son indépendance et sa force créatrice ; elle est sa propre patronne !

LES LIENS : un extrait du film, le roman.

Tant qu'on danse avec les Fées, les toutes petites femmes de l'Invisible ; je pense aux Fées de Cottingley, ces fameuses photos truquées de Fées prises par deux fillettes anglaises en 1917 (une des deux fillettes a cependant toujours prétendu que la 5° photo était vraie, jusqu'à sa mort...).

Vraie ou pas, je veux bien croire qu'il y a des Fées à Cottingley, et qu'elles jouaient avec des enfants ; comment et pourquoi se montrer à de vieux barbons... ?!

Un joli film raconte cette histoire, Fairy tale a true story ; un cocon de poésie dans l'esprit de l'adaptation cinématographique du Jardin secret. Les toutes petites Fées apaisent et rassurent par la poésie qu'elles rayonnent ; les 5 photos des Fées de Cottingley ont d'ailleurs eu ce même effet sur beaucoup de personnes, comme un baume après la guerre.

LES LIENS : la bande-annonce du film, un article sur la vente de clichés originaux en 2019, toute l'histoire.

Fées toujours, avec une auteure-illustratrice bien connue pour ses Fées des fleurs ; Cicely Mary Barker (1895-1973) ! Il y a quand même quelques femmes qui ont percé dans l'illustration en Angleterre à cette époque (on les cherche en France).

Sa santé plus que fragile et son immense modestie ne l'ont pas empêchée de publier très tôt ses dessins, eh oui ! Ses petits êtres ailés continuent à être publiés, plus que jamais j'ai envie de dire ; (re)découvrez-les avec délice, impossible de s'en lasser !

LES LIENS : la biographie de CMB, ses petites Fées à l'aquarelle.

Une autre auteure-illustratrice, à la pure sauce anglaise parfumée de cottage au jardin débordant de de roses trémières : Beatrix Potter (1866-1943), et sa petite ménagerie vêtue à la mode de l'époque !

Petite, j'avais Le tailleur de Gloucester, où des myriades de petites souris cousaient et brodaient, tout en se faufilant entre les tasses en porcelaine anglaise du vaisselier... Travail tout en finesse ! Beatrix Potter, dans toute sa modestie, disait qu'elle ne savait que reproduire des choses existantes en dessin...

Elle devait épouser son éditeur (mr Warne de Warne & Noble), qui décéda avant leur mariage... Encore un drame, encore la pratique artistique qui apaise puis gomme la solitude, avant le baume d'un nouveau mariage qui répara tout.

LES LIENS : un site dédié à Beatrix Potter et à son travail, l'adaptation cinématographique de sa vie (je ne l'ai pas vue, mais j'en ai eu de très bons échos !).

Et pour clore la visite de mon petit panthéon féminin britannique,

une héroïne de comédie musicale plutôt rigolote ; My Fair Lady (Pygmalion, 1914) !

On ne la présente plus : Eliza Doolittle, qui passe littéralement de la rue à la bonne société via l'apprentissage du langage et des bonnes manières à l'occasion d'un pari déplacé entre bonshommes... Pris à leur propre piège !

C'était très facile de dire que les femmes étaient niaises et grossières du temps où on leur interdisait toute forme d'éducation, ou du temps où l'éducation était réservée aux classes supérieures de la société...

Eliza fut incarnée à la scène par la Fée Julie Andrews, et à l'écran par la fragile Audrey Hepburn. Comme dans Mary Poppins, on est au temps des suffragettes !

LES LIENS : l'histoire de la comédie musicale et du film, un extrait de la comédie musicale, la bande-annonce de l'adaptation cinématographique.

On terminera par le Printemps des Poètes, et un poème de circonstance pour se détendre loin des messages anxiogènes du moment ; la poésie, la beauté, l'émerveillement, la nature et la fraîcheur sont les meilleurs remèdes aux bobos du cœur et de l'âme ; que la poésie et la tendresse soient avec vous, savourez pleinement tout ça, et pour prolonger le romantisme : ouvrez grands les yeux ; les violettes odorantes, si petites si discrètes mais si parfumées, pointent le bout de leurs pétales   :)

LES LIENS : le Printemps des Poètes 2020, un poème de François Cheng sur le Féminin.

 

Niveau illustration : j'aurai des choses à vous montrer fin avril, d'autres fin mai, et d'autres en septembre. À suivre.

                 

Publié dans COUPS DE COEUR

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RETROUVER LE FIL

Publié le par severine

Environ 120 feuilles A4 + 1/3 de crayon + 3 gommes mie de pain + 1 mois et 3 semaines = 188 dessins (environ 200 si je compte ceux qui ne me plaisaient pas et les modifications liées à toute commande) : record battu !

Rdv fin mai pour le résultat; du choupinou au menu, ce qui fait le plus grand bien après 1 an de dessins techniques pour les adultes (il y a des années comme ça).

 

À part ça, pour suivre l'évolution de la grande croisade des artistes-auteurs, cliquez sur la photo ci-contre pour en apprendre plus sur le fameux "rapport Racine", qui avait malencontreusement été égaré par le ministère de la culture... Il y est question de BD, mais c'est valable aussi pour l'illustration. On ne demande pas à rouler sur l'or; un juste milieu nous conviendrait parfaitement, d'autant plus qu'il a existé à une certaine époque (Allô Saint Antoine ?  ^^).

 

Et comme mon programme 2019 c'est la "câlinou year"; quoi de plus doudou comme fil rouge que la laine ?

Cliquez sur les vignettes ci-dessous pour accéder à des contenus plus qu'inspirants autour de l'art du fil !

 

Le fil me fait toujours penser aux Déesses de l'ancien temps qui filaient, dévidaient et coupaient le fil des vies humaines... À nous de choisir si on désire une vie de petit coussin, de napperon, de dentelle, de carré granny (ça me plaît bien) ou que sais-je encore.

Et n'allons pas croire que la laine est une histoire de filles; non non non : sur un des sites présentés, vous apprendrez que les motifs jacquard islandais ont été inventés par les bergers qui gardaient leurs troupeaux, eh oui !

 

Pourquoi se mettre à la laine ? Parce que c'est tellement agréable de fabriquer ses accessoires, ses petits cadeaux et sa déco (en créant ses propres modèles après quelques années de pratique). Parce que c'est jouissif de faire des petites pelotes rondes avec des restes de laine (à chacun ses petits plaisirs), et quel challenge et quelle fierté à l'heure du "tout tout de suite", d'étaler sur plusieurs mois la réalisation d'un plaid de canapé, raaa !

Faire soi-même c'est aussi l'occasion de prendre conscience du temps de fabrication des choses, pour bien comprendre que le "pas cher" va de paire avec "exploitation".

Le crochet et le tricot tiennent aussi lieu de méditation idéale pour celles et ceux qui ont trop souvent le nez dans les étoiles, grâce au contact rassurant avec la matière toute douce et colorée   :)

Soyez rebelles : lâchez les smartphones et retrouvez le fil ! Le web regorge de tutoriels pour celles et ceux qui démarrent de zéro en plus, alors pourquoi s'en priver quand on est tenté.

  

L'horloge de chêne tricote
avec ses aiguilles de fer
un invisible pull-over
et le temps lui sert de pelote.

Maille à l'endroit, maille à l'envers,
le temps lui file entre les doigts,
fil de neige pour les jours froids
et fil d'herbe pour les jours verts.
(...)

Charles Dobzynski - L'Horloge

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CÂLINOU YEAR !

Publié le par severine

 

Une nouvelle année commence, une nouvelle décennie aussi;
tous les espoirs sont permis!

Le mois dernier, j'entendais Matthieu Ricard dire à la radio qu'un de ses amis pensait que "s'émerveiller" c'est  "aimer et veiller".
On pourrait aller plus loin en disant que c'est aussi "semer et veiller"; un fil rouge qui me plaît bien pour 2020 : semer et veiller au grain (intempéries) pour veiller aux grains qu'on a semés; grains de tendresse, et grains de l'avenir, dont les enfants du monde.

Qui sait mieux s'émerveiller que les enfants?
Les enfants vivent dans l'instant, sont curieux de tout, surtout de ce qui leur est inconnu : ils aiment faire, acquérir des savoir-faire, mettre et voir de la magie, de la beauté et de l'humour en tout.
Cet état de fait les protège de la peur tout en les rendant créatifs. Ils savent et veulent évoluer.

Les enfants jouent avec sérieux, sans se prendre au sérieux, tandis que les grandes personnes ont une fâcheuse tendance à tartiner des couches de gravité sur des tranches de vie, accompagnant le tout d'un verre à moitié vide : pas très attrayant comme goûter   ^^
Tant qu'on est dans le jeu et les mots, après le "s'émerveiller" de l'ami de Matthieu Ricard, pourquoi ne pas "rubiscuber" la "gravité"?
"Gravité" c'est la pomme de Newton; c'est lourd et ça tombe (et ça fait mal si on se la prend sur la bobine). En anglais, "grave" c'est la pierre tombale (ce qui se passe de commentaires), tandis que léger se dit "light", "light" signifiant aussi lumière.
Pourquoi toujours s'en remettre une couche?

Laisser de l'espace à son enfant intérieur n'est pas preuve d'immaturité, au contraire;
ce sont bien souvent les personnes trop sérieuses qui sont les plus irresponsables, les plus cupides et les moins créatives au sens large du terme (capacité à agir différemment).
Se prendre au sérieux est le meilleur moyen de faire fausse route; la fraîcheur d'esprit et la tendresse semblent préserver de la corruption et permettre l'accès à une certaine clairvoyance, comme celle dont bénéficient les poètes qui ont vu de très loin se pointer le museau humide du désenchantement du monde.

Et la situation climatique?
Beaucoup pensent que les petits gestes sont inutiles face à l'immobilisme et à l'hypocrisie des politiques et des lobbies. J'ai envie de dire que pas forcément;
les enfants croient aussi au Père Noël, et quand on ose le premier pas dans la vie, la vie fait souvent les dix pas suivants.
On aurait tort de sous-estimer l'impact des petits gestes sur l'inconscient collectif,
je m'explique, en ressortant mon Ruppert Sheldrake du tiroir.
Ce scientifique a souvent parlé de l'histoire du "100° singe" :
sur une île où l'on mettait des patates à disposition des petits singes, l'un d'entre eux a eu l'idée de laver sa petite patate dans l'eau avant de la consommer. Le résultat gustatif l'ayant satisfait, il a partagé le tuyau avec ses petits camarades (si ma mémoire est bonne, c'était une femelle...). Lorsqu'un 100° individu s'y est mis, l'information s'est diffusée à toute l'espèce, à différents endroits du monde... Mystère et boule de gomme!

Sheldrake a mis en place ce genre d'expérience avec des mots croisés; lorsqu'un groupe de personnes réalisait la veille les mots croisés du journal du lendemain, les autres trouvaient les solutions plus rapidement à la sortie du journal en question.
Alors? Alors réjouissons-nous : chaque petit geste et changement de vie intégré est inscrit dans le grand inconscient collectif (une sorte de web), à disposition de tous. D'où l'importance de faire sa part comme un petit colibri, pour enraciner les bonnes habitudes.
Chaque solution à nos problèmes est peut-être une solution trouvée et offerte par d'autres, ou une solution qu'on offre à qui en aura besoin; c'est bien plus confortable de se dire que les soucis peuvent avoir un sens et une utilité qui nous dépassent, non?

Je vous souhaite une année 2020
pleine de tendresse et de fraîcheur,
à l'intérieur et à l'extérieur.
Un "juste milieu" heureux,
où les petits morceaux de sucre de Mary Poppins
qui changent l'eau en thé et le pain en cake,
seront chaque jour au rendez-vous pour remplacer
les tranches de vie tartinées de gravité
et les verres à moitié vides!

Bien à vous toutes et tous,
XXX

À l’affût des moindres bonheurs,
Prompte à colorer l'instant pâle,
Elle sait t'isoler des râles,
Pour t'offrir l'espace des fleurs.

Alice Cluchier - “Tendresse”

Dans les temps où le mal vient de ce que les hommes se méconnaissent et se détestent, la mission de l'artiste est de célébrer la douceur, la confiance, l'amitié, et de rappeler ainsi aux hommes endurcis ou découragés que les mœurs pures, les sentiments tendres et l'équité primitive sont ou peuvent être encore de ce monde.

George Sand – Préface de "la petite Fadette"

 

Cliquez sur les Belles Bleues ci-dessous pour des câlinous du nouvel an !

 

PS : si tout le monde consommait comme un français, 3 planètes par an seraient nécessaires pour satisfaire les envies de la collectivité (2 en 1999, et quand on voit la taille de la France à l'échelle de la planète...) ;
ce ne serait pas si difficile de diviser sa consommation par 3, en s'écoutant avant de sortir son porte-monnaie... Les plus gros consommateurs sont les USA et l'Australie (5 planètes) ; c'est là que le feu fait des ravages (pour purifier?), et rappelons que Notre-Dame, symbole du Vivant, a brûlé l'an dernier... À méditer.

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VIVE LE VENT D'HIVER

Publié le par severine

 

À toutes et à tous
*De Chaleureuses
et Lumineuses Fêtes*
,
sous le signe de la douceur,
du rêve et de la simplicité,
qui conservent si bien les
cœurs d'enfants (petits et grands)
en état d'émerveillement!
L'émerveillement est une
petite flamme qui tient chaud,
et qui révèle bien des choses
au cœur des longues nuits d'hiver.

Cliquez sur la carte de vœux!

Et comme aujourd'hui c'est l'hiver, nos journées vont pas à pas reprendre du poil de la bête, ce qui entre nous est plutôt chouette.
Pour l'occasion, que vous soyez en famille ou au travail pendant les Fêtes, voici quelques friandises de circonstance, pour ambiancer l'open space ou vos petits nids décorés!
Cliquez sur les quintuplés de l'hiver pour découvrir le tout, et replongez-vous dans ma Médiathèque du Père Noël; des nouveautés se sont invitées pour encore plus de musique et encore plus de belles histoires (nouvelle rubrique contenus youtube, entre autre)! J'ai été biberonnée à tout ça dans mon enfance, de bonnes traces sont restées, particulièrement le goût de la magie simple et tendre de la Noël, peu importent les circonstances : offrez ce cadeau à vos enfants, c'est une force!

Gardez aussi un oeil sur la page de Radio classique : les deux concerts de Noël seront bientôt en réécoute; celui du 20 était un gros bonbon qui fond dans la bouche, il en sera sans doute de même pour celui du 22 qui sera lui aussi diffusé en direct   :)
Concernant les émissions sur les opérettes (les 10 épisodes seront rediffusés visiblement); j'en entends déjà qui craindront la ringardise... On a trop d'idées reçues au sujet des opérettes; leur humour bon enfant fait tellement de bien par les temps qui courent, et chanter des opérettes n'est pas à la portée de tout le monde (déjà il ne faut pas rigoler en chantant, chose qui relève du challenge)! Les opérettes sont de vrais spectacles, dans les années 80 on en passait régulièrement à la télévision, ainsi que de jolis ballets comme Casse-Noisette. J'ai été biberonnée à ça aussi, et j'en suis ravie! Laissez vous surprendre par l'univers des opérettes, vous ne serez pas déçus!

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LE POULS DE LA VIE

Publié le par severine

Une fois n'est pas coutume : un peu de promotion pour un livre qui vient juste de sortir; un de ces fameux "incontournables qui guérissent", dans la veine de "Femmes qui courent avec les loups". Qui guérissent? Oui, je pars du principe qu'un livre guérit quand après sa lecture, je constate concrètement que je me transforme, à l'intérieur (j'élague, je simplifie) et à l'extérieur (tri dans la maison, rangement, etc).

J'ai eu la chance de lire "La Femme Tambour" avant sa parution, travaillant régulièrement pour l'éditeur qui le publie; à savoir les éditions Leduc.s. Il s'agit d'une traduction, par la talentueuse Marie Ollier, d'un best seller américain datant de 1997 : "When the drummers were women – A spiritual history of rythm" de Layne Redmond (déjà traduit en plusieurs langues).

Layne Redmond (décédée en 2013) était une percussionniste de renom. Son parcours l'a amenée a s'intéresser à la pratique des tambours sur cadre du monde entier. Lors de son apprentissage, elle a découvert que les joueurs de tambours du passé n'étaient pratiquement incarnés que par des déesses ou des femmes, très souvent prêtresses de ces mêmes déesses.
Interloquée par cet état de fait, elle s'est lancée dans une recherche de 15 années sur le sujet, lisant quantité d'ouvrages, et visitant de fond en comble les musées du monde, à la recherche de traces et de preuves d'un lointain et incontestable rayonnement du Féminin, intimement lié aux tambours et à la danse (son et mouvement; soit tout ce qu'on a interdit aux femmes...).

De cette recherche est né ce livre, qui retrace l'histoire du Féminin Sacré depuis la préhistoire à nos jours au travers des rythmes du tambour : symboles du pouls de la Vie et de son Grand Principe Matriciel que chaque femme porte en elle.
Au fil de sa lecture, on redécouvre les différents visages, pouvoirs, attributs et symboles de la Déesse primordiale au fil du temps et autour du monde, et par quelles pratiques les prêtresses et les civils vouaient un culte à ces divers avatars.

Une fois le décor planté; c'est la "chute" du Féminin Sacré qui est relatée pas à pas, avec l'apparition de peuples belliqueux, qui se sont approprié ces outils et symboles des déesses de la Vie pour les détourner au service du pouvoir, de la destruction, de l'asservissement et de l'humiliation des femmes et du Vivant.
Tout comme les Fées ont été diabolisées pour exploiter sans vergogne la nature, les déesses de l'amour sont devenues déesses de la guerre pour justifier cette dernière... (et mieux ridiculiser ceux qui osent parler de paix et d'amour aujourd'hui, sauf John Lennon bien entendu, parce que c'est une icône; on est peu de choses comme on dit).

Ce livre témoigne du sérieux de la démarche artistique, anthropologique et spirituelle de son auteure. Le message, malgré une profusion d'informations plus édifiantes les unes que les autres, est d'une clarté qui semble agir directement sur l'inconscient, en réveillant de lointains souvenirs endormis dans le fond des âges et dans notre ADN.
Cerise sur le gâteau : en redécouvrant les symboles du Féminin Sacré et de la Vie, on comprend d'autant mieux l'urgence de la situation face à, entre autres, la disparition des abeilles ou l'incendie de Notre-Dame...

Les fondements du christianisme prennent un bon gros coup de plomb dans l'aile grâce à des vérités assénées aux bons endroits. Moi qui ai reçu une éducation assez  "classique" à certains niveaux, et qui ai usé les bancs des écoles catholiques du CP au bac; mon fond inconscient de culpabilité d'être une femme (parce que c'est mal) s'est totalement dissout après cette lecture.
Tout était fait pour nous culpabiliser dans cette religion; entre Ève la pécheresse, Marie la mère vierge, et Marie-Madeleine la prostituée... Quelle brochette de choix. On apprend d'ailleurs qui était appelé "saintes vierges" : l'occasion de rire un bon coup!
Je précise que je fais une différence entre le Divin et les religions (qui sont du fait de l'humain, donc de l'imperfection incarnée sur terre pour évoluer... Ben oui).

Conclusion : la lecture de ce livre me semble incontournable, aussi bien pour les femmes que pour les hommes, c'est une véritable réhabilitation du Féminin qui nous est proposée ici, une réhabilitation qui répare et soulage.
Ce serait tellement chouette d'arrêter de se tirer dans les pattes d'une polarité à l'autre pour collaborer et créer quelque chose de nouveau. Le symbole du yin et du yang indique bien que les deux polarités sont présentes chez l'homme et la femme (qui avant tout sont des âmes incarnées pour évoluer sur terre en faisant leur part), aussi quand certains hommes maltraitent le féminin (par extension la nature); ils maltraitent une part d'eux-mêmes (qu'ils rejettent au lieu d'apprendre à la connaître)... à méditer.
Ce serait tellement plus constructif de passer des rôles de "dominants" et "dominées" à ceux de "créateurs" et "artisans" pour nourrir et protéger la Vie; et pourquoi pas? La situation semble bien propice à ça : on dit que les changements ne peuvent subvenir qu'en période de crise, on est largement servis niveau crises en ce moment... !

Bonne lecture à vous,
cliquez sur la couverture en début d'article pour en savoir plus, et faites passer!

Des liens en prime, pour découvrir en images et en sons la démarche de Layne Redmond (paix et gratitude à son âme), et une émission intéressante sur la place des femmes dans les religions, cliquez sur les vignettes :

 

Publié dans COUPS DE COEUR

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DANS LA FAMILLE ADDAMS, JE DEMANDE "LES CHOSES"

Publié le par severine

Bientôt la Samain, le nouvel an des Celtes où les portes entre les deux mondes s'ouvrent, et bientôt le passage à l'heure d'hiver (dans la nuit de samedi 26 à dimanche 27 ; à 3h ils sera 2h).
C'est l'occasion d'écouter à la bougie, en partageant de la soupe à la courge, des pommes, des noix et des soul cakes (préférez le beurre salé et le sucre brun pour la recette), d'étranges histoires autour des revenants (ça se pratique encore en Bretagne !).

Je vous propose un petit florilège d'histoires de circonstance à podcaster, glanées sur la page des nuits de France Culture (caverne d'Ali Baba à elle toute seule !).
À ne pas confier à toutes les oreilles pour certaines.
Pour une fois, les liens vers les contenus seront dans le texte :

POUR TOUS : Le château aux mille couloirs de José Pivin (avec Jean Toppart en narrateur ; une vraie friandise), et Le fantôme de Canterville d'Oscar Wilde (on ne s'en lasse pas).

POUR LES ADULTES : toute une série d'émissions sur le thème des revenants a été diffusée dans la nuit du 6 octobre, à l'occasion de la sortie du livre Le temps des fantômes– Spectralités de l’âge moderne (XVIe-XVIIe siècle) de l'historienne Caroline Callard chez Fayard ; frissons garantis ! (Au menu : Le fantôme de l'opéra de Gaston Leroux, Le tour d'écrou d'après Henry James (gloups), et plusieurs documentaires sur les fantômes genre les revenants du Royaume-Uni, les revenants dans la haute société, les esprits frappeurs et les charlatans (gloups), le paranormal (et regloups), les fantômes au cinéma, et des interventions de Caroline Callard). À vos risques et périls si vous podcastez tout ça !

Tant qu'on est dans "l'épouvante" ; j'en profite pour partager la lecture d'un livre qui fait plutôt froid dans le dos, découvert dans ma boîte à livres préférée.
Un roman de Georges Perec publié en 1965 : "Les choses" (vaste programme).

Un roman "d'épouvante" ; dans la mesure où il traite de la société des années 60, sur fond de guerre d'Algérie ; la période où l'on a mis les doigts dans les drôles d'engrenages de la société de l'avoir, du paraître et du gaspillage : la fameuse société de consommation des 30 glorieuses (pour en arriver à la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui).

Ce livre me semble d'une efficacité redoutable pour se vacciner définitivement contre ce mode de vie déshumanisé à souhait qu'est devenu le nôtre.
Comme ce qui est personnel est universel, la société de l'époque est dépeinte à travers le quotidien d'un couple de jeunes gens abandonnant leurs études pour s'adonner à de nouveaux métiers "très utiles" (visant à glaner des informations auprès de la population pour leur vendre des choses elles aussi "très utiles"). On découvre au fil des pages ce que ces personnages seront prêts à faire (ou pas) face à ce qu'ils prennent pour leurs rêves, et qui ne sont en fait que des envies matérielles totalement coupées de la profondeur de la Vie. Les pages d'énumérations de biens de consommation peuvent envahir la lecture jusqu'à l'écœurement (comme elles envahissent la vie des personnages jusqu'à la noyer). "Dépenser" ; ça sonne vraiment comme "dé-penser" : se laisser aller à ses pulsions avant de passer par les cases cœur et cerveau... Bref.

"Les choses" est pour moi, en 185 pages, la recette parfaite pour passer à côté de sa vie (pour la louper quoi), en ne faisant que l'effleurer en surface plutôt qu'en y plongeant en quête de trésors. Effrayant, mais tellement (malheureusement) vrai.
À l'heure ou la "sobriété heureuse" fait  peur, alors qu'elle s'impose comme la seule issue à nos abus vis à vis des ressources qui sont à notre disposition ; bien rappeler les ravages personnels de "l'avidité d'opulence malheureuse" à laquelle on s'accroche est plus que salutaire.
On peut aussi se dire que le challenge environnemental actuel est une occasion bénie de sortir enfin de nos modes de vie déshumanisés, en nous offrant de redonner du sens aux choses et aux actes du quotidien (quotidien = 95% d'une vie rappelons-le).
C'est ça le vrai job de l'être humain : trouver et donner du sens, en retrouvant la dimension extraordinaire de l'ordinaire. Pour ça on a besoin de poésie, d'affect, d'émerveillement, de temps de contemplation et de réflexion (oui je radote, c'est l'âge) ; une sorte d'hygiène ou de discipline (discipline de l'agréable) ; est-ce si compliqué ? (Si on passe son temps devant les réseaux sociaux, des séries débiles, un smartphone ou une tablette, j'imagine que oui...).
Je précise que je ne prône pas les vertus du dénuement le plus complet (on ne vit pas d'amour et d'eau fraîche en Occident), mais plutôt un juste milieu créatif, donc valorisant et épanouissant.

Un roman à (re)lire de toute urgence pour résumer, et à faire passer.
"Happy Halloween" avec Georges Perec... !

Et cliquez sur la couverture du bouquin pour un contrepoison salutaire...
Un petit aperçu du contenu à travers deux citations :

Trop souvent, ils n'aimaient, dans ce qu'ils appelaient le luxe, que l'argent qu'il y avait derrière. Ils succombaient aux signes de la richesse ; ils aimaient la richesse avant d'aimer la vie.

Georges Perec - Les choses

- jadis, ils avaient eu au moins la frénésie d'avoir. Cette exigence, souvent, leur avait tenu lieu d'existence. Ils s'étaient sentis tendus an avant, impatients, dévorés de désirs.
Et puis ? Qu'avaient-ils fait ? Que s'était-il passé ?
Quelque chose qui ressemblait à une tragédie tranquille, très douce, s'installait au cœur de leur vie ralentie. Ils étaient perdus dans les décombres d'un très vieux rêve, dans des débris sans forme.
Il ne restait rien. Ils étaient à bout de course, au terme de cette trajectoire ambiguë qui avait été leur vie pendant six ans, au terme de cette quête indécise qui ne les avait menés nulle part, qui ne leur avait rien appris.

Georges Perec - Les choses

 

Tant qu'on est dans les contrepoisons ; une pépite à podcaster, et écouter très souvent, surtout quand on ne sait plus trop par quel bout prendre le schmilblick de l'existence... Une lecture d'extraits des lettres que l'écrivain Rainer Maria Rilke rédigea à l'attention de Franz Kappus, jeune poète débutant. ENORMISSIME COUP DE COEUR.
Une correspondance sage et visionnaire, déroulant le fil de réflexions issues d'un vécu personnel profond, d'une rare sensibilité, au sujet de la vie, du processus créatif, de la solitude, de l'amour, etc. Une vision qui touche, et redonne du courage ; en prenant un peu de hauteur pour voir les choses sous un angle plus noble. Quel héritage que celui que nous lèguent les poètes... (pour moi bien supérieur à celui des philosophes, qui trop souvent vivent la vie dans leur tête et non via tout leur être... La philo m'a toujours "gonflée" pour ça... !).

Et pour garder espoir, sans tomber dans l'angélisme ou la politique de l'autruche : à découvrir si ce n'est déjà fait ; cette fabuleuse nouvelle émission de France Inter traitant de l'écologie environnementale et humaine : "la terre au carré". De fort nombreux thèmes y sont abordés, avec pas mal d'invités bien inspirés (ou pas). Des émissions à la portée de tous, où chacun pourra trouver son bonheur pour réfléchir, et entrer sereinement en sobriété heureuse   :)
Une petite dose de Pierre Rabhi en prime, plus une petite dose de Francis Hallé, une petite dose de Matthieu Ricard, et une petite dose de Sylvain Tesson et Vincent Munier ; parce que ça fait du bien un peu de bon sens...

Publié dans COUPS DE COEUR

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